jeudi 31 janvier 2013

Petite biographie d'Alain Soral

Bonjour. Puisqu'on assiste actuellement à un soulèvement internet contre Alain Soral, la Jérusalem des Terres Froides a décidé de vous présenter ici la petite biographie que l'on retrouve sur http://stephane.million.free.fr/biosoral.html. Ce n'est pas qu'elle soit significativement importante mais la JTF préfère la publier ici pour être sûr qu'elle reste disponible au public, au cas où le site de Stéphane Million finisse par disparaître. Il est probable que 2013 annonce le début de la fin pour Égalité et Réconciliation et son gourou mais tant qu'ils sont toujours présents dans la sphère publique, il vaut mieux pour les opposants de conserver tout ce qui peut servir à charge contre le "soralisme".

Bien entendu, n'étant pas dans le secret des Dieux, il est impossible pour la JTF de garantir l'exactitude des informations ci-dessous mais sur le plan d'ensemble, cette petite biographie résume bien le parcours de l'homme entre 1976 et 2002 (notez que Soral est entré au Front National en 2005).



---Alain Soral, agitateur depuis 1976---



1976
Quitte à sa majorité le domicile parental de la "Cité des Merlettes" à Annemasse après avoir cassé la gueule à son père et monte à Paris.



1976-1978
Vit de petits boulots (chantiers, convoyages...) et loue pour 450 frs par mois une chambre de bonne rue Fromentin.



1978-1980
Afin d'être couvert par la Sécurité Sociale et n'étant pas bachelier, tente et réussit le concours des Beaux-Arts de Paris - Découvre la lecture (poésie et essais) dans la collection 10/18 et les bacs de soldes des libraires du quartier St Michel (1 pour 10 frs, 3 pour 20 frs).



1980-1984
Passion pour la poésie et la philosophie mais grande solitude affective, s'inscrit dans la salle de boxe "Pariset", rue des Martyres, puis à la salle "Lafond", rue d'Enghein - Recueilli par une famille d'universitaires, est admis à titre d'élève stagiaire à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales dans la classe de Cornelius Castoriadis - Entreprend la rédaction d'un essai de sociologie populaire "Les Mouvements de Mode expliqués aux parents" avec le fils de ses bienfaiteurs - Publication, best-seller mais brouille avec ses différents mentors.



1984-1986
Traduction des "Mouvements de Mode" en japonais - Grâce à ses droits d'auteur, s'installe rue Galande dans l'ancienne fabrique d'instruments chirurgicaux "Dufaut" - Échange de lettres avec son père incarcéré en Suisse à la prison fédérale de Chênebourg - Grave dépression - Plutôt que d'accepter un poste de planeur-stratégie dans l'agence de publicité CLMBBDO, dilapide son pécule en vêtements sur mesure à Londres, puis décide de suivre Laurent "le kabyle" afin de se perfectionner dans la drague de rue.



1986-1988
Dragues stakhanovistes et cours de Sociologie du Vêtement donnés à l'École Esmod - Rédige une "Sociologie du Maquereau" et publie "La Création de Mode", essai de sociologie.



1988-1990
En délicatesse avec le fisc et d'humeur suicidaire, décide d'aller vivre à la campagne et obtient, par petites annonces, un poste de gardien au "Château de la Bosselette" près de Dieppe, puis dans un ermitage en Côte d'Or - Y rédige "Le Jour et la nuit ou la vie d'un vaurien", roman.



1990-1992
Publication du livre et mévente, mais contacts avec divers producteurs - Intérêt pour la technique cinématographique - Réalise deux films publicitaires pour Mélodie Moovies - Lauréat de l'aide sélective au court métrage, écrit puis réalise "Chouabadaballet, une dispute amoureuse entre deux essuie-glaces" (label, diffusion Canal +). 

1992-1994
Traduction de "La Création de Mode" en anglais et en portugais - Décès du père - Part au Zimbabwe comme reporter et entre au Parti Communiste (cellule Paul Langevin) - Licencié amateur au club de boxe de Jean Bretonnel (un combat, une défaite), écrit et réalise "Les Rameurs, misère affective et culture physique à Carrières-sur-Seine" (label, prime et prix) - Scénarise "Les Vauriens" puis "Z'y Va!" pour AGAT films, le long métrage monte en plénière au C.N.C. mais c'est Bernard-Henri Lévy qui aura l'argent.



1994-1996
Part au Brésil pour une tournée de conférences sur la "Création de Mode" payée en dollars - Lecture approfondie de Marx, Lukacs, Wallon, Goldmann et Clouscard, journalisme - Passe à l'émission de Mireille Dumas "Bas les masques" sur les dragueurs de rues, suivent diverses propositions d'éditeurs - Avance et départ pour le Pays Basque afin d'y rédiger au calme "Sociologie du dragueur" - Entre à la section boxe de l'Aviron Bayonnais et rencontre sa future femme.



1996-1998
Mariage avec Maylis Bourdenx - Suite au relatif succès de "Sociologie du Dragueur" (cinq éditions à ce jour) joue son propre rôle dans "Parfait Amour" de Catherine Breillat et s'achète une voiture.



1998-2000
Scénarise "Autopsie d'un dragueur" avec l'aide de Canal + Écriture pour AGAT puis FLACH film.



2000-2002
Réalise enfin son premier long métrage, rebaptisé "Confession d'un dragueur", le film sort en douce le 25 juillet (déprogrammé au bout de deux semaines). Pourtant sur les rapports de classe, ce long métrage rythmé, intelligent et drôle (trois qualités détestés par l'intelligentsia depuis la Nouvelle Vague) est éreinté par toute la critique bien-pensante (Libé, Le Monde…). Dégoûté par ce lynchage, retourne à Bayonne écrire "Jusqu'où va-t-on descendre ?" (abécédaire de la bêtise ambiante), afin d'y régler quelques comptes et de remettre quelques pendules à l'heure…



10 avril 2002

Sortie du livre le succès inattendu ; du coup va pouvoir repartir écrire le prochain avec un peu d'argent.

dimanche 20 janvier 2013

Alerte ! La musique nous met en joue

Bonjour. Après sa sortie contre Alain Soral et le soralisme, la Jérusalem des Terres Froides en revient à sa présentation de documents. Cette fois, elle vous propose un court essai de l'ésotériste Nicolas Tereshchenko sur les "dangers de la musique". C'est que dans son livre La politique de l'oxymore, Bertrand Méheust, en abordant la question du Marché qui envahit et sature tous les domaines, nous parle de "la marchandisation de la musique qui va tuer la musique", de cette "musique à laquelle on ne peut échapper et qu'on finit par haïr" (pour reprendre le mot de Pascal Quignard dans La Haine de la musique -Calmann-Lévy, Paris, 1996-, que cite Méheust à la page 100). Sans trop savoir pour la France, pour le Québec, cette saturation musicale est évidente. Que ce soit au super-marché, à la pharmacie, dans la salle d'attente du médecin, au cinéma, en attente sur une boite vocale d'institution, on entend toujours ces postes-émetteurs des grandes corporates radios et ce sont toujours les mêmes chansons : le premier album d'Harmonium, les pièce-titres des bandes sonores de Top Gun et The Bodyguard, Mes blues passent pu dans porte, Joe Dassin, Isabelle Boulay et sur l'anglophone CHOM-FM, Led Zeppelin et Pink Floyd. Sans oublier nos chanteuses "issues du fin fond des enfers" comme Lady Gaga, Rihanna ("Princess of the Illuminati") et Beyonce.

Ce qui est proposé ici, c'est un article en réaction à cette saturation musicale. Cependant, l'auteur va beaucoup plus loin que Méheust ou la JTF; il s'attaque directement à la musique pour elle-même (mais avec une insistance pour la "musique moderne"). La JTF ne propose pas comme lui l'abolition de la musique mais il reste qu'il y a un fond de vérité dans le propos de M.Tereshchenko.

Mais avant de vous présenter le texte en question, la JTF se doit de vous donner cet avertissement : elle ne cautionne en rien les propos de Tereshchenko et de Raymond Abellio (cité dans le texte) sur les "ravages de la musique africaine sur les races non-originaires d'Afrique". La Jérusalem des Terres Froides laisse la responsabilité de ces affirmations, qui peuvent être qualifiées de racistes, à leurs auteurs respectifs. Lors de la retranscription du texte, la JTF a songé à ne pas recopier les lignes sur la musique africaine, mais elle tient à présenter ses documents dans leur intégralité. C'est mieux pour la préservation historique et pour la liberté d'expression. Mais encore une fois, insistons : LA JÉRUSALEM DES TERRES FROIDES NE CAUTIONNE PAS, MAIS PAS DU TOUT, LES PROPOS DE NICOLAS TERESHCHENKO ET DE RAYMOND ABELLIO SUR LA MUSIQUE AFRICAINE ET SON INFLUENCE SUR LES "RACES NON-ORIGINAIRES D'AFRIQUE". MERCI D'AVOIR BIEN COMPRIS.

Pour ce qui est des détails bibliographiques, ce texte est tiré des pages 47 à 56 de la compilation d'essais ésotériques Fragments de Gnose, bases de l'ésotérisme, tous du même auteur, paru chez Guy Trédaniel en 1993. Bien qu'il n'y ait aucune indication en ce sens, le texte présenté ici est probablement quelque peu antérieur au début des années 1990.

Notez également que les quatre "notes de bas de pages" (indiquées par un chiffre entre parenthèses) du texte sont retranscrites à la toute fin, après le nom de l'auteur.

Merci de votre attention et bonne lecture


Alerte ! La musique nous met en joue


L'humanité a commencé à oublier que "le silence est d'Or".

De nos jours, il y a tellement de radios et de magnétophones, petits et grands, qu'il devient de plus en plus difficile d'échapper à la "musique" qui hurle à grand volume de tous les côtés et pénètre partout.

Entendez-vous vraiment la musique ? Vous l'écoutez, d'accord, mais avez-vous jamais permis à votre conscient de l'entendre, au lieu de le laisser s'imposer à votre sentimentalité et de lui permettre de s'emparer de votre corps ? L'avez-vous écoutée avec votre raison et y avez-vous appliqué votre faculté critique ? Cette faculté qui manque aux bêtes et qui n'appartient qu'à l'homme.

Si on programmait un ordinateur à écouter une longue composition musicale et d'en effacer toutes les répétitions, ne laissent chaque série de notes que la première fois qu'elle apparaît, l'oeuvre "musicale" la plus longue ne durera que quelques minutes au plus.

Essayez donc d'écouter la musique avec une attention impartiale, sans vous noyer dans l'émotion qu'elle enduit. Vous constaterez immédiatement sa monotonie, ses répétitions, son vide intérieur, et qu'elle est tout en apparence, un maquillage grossier, superficiel et éphémère.

Si dans nos conversations nous faisions ce que fait la musique, même la musique la plus louée et/ou dite "classique", nous n'aurions pas besoin de beaucoup de mots, ni même d'aucun esprit, car nous répéterions alors - comme le fait toute musique - les mêmes mots et les mêmes brides de phrases, souvent dénuées de tout sens. Toutes les conversations deviendraient ce qu'il y a de plus ennuyeux et de plus idiot, ce bornant à quelque chose comme ceci :
"Je suis allé, je suis allé, oui,
suis allé faire mes emplettes, oui,
aujourd'hui, je suis allé, faire
aujourd'hui, aujourd'hui, mes
emplettes, mes emplettes, les
faire, faire, faire, mes courses,
aujourd'hui, j'y suis allé, allé
allé, aujourd'hui, mes courses, courses,
les faires, les faires..."
et cela continuellement toutes la journée. Je n'exagère pas : la musique c'est exactement ça - les mêmes quelques motifs répétés ad nauseam, avec à peine une variation de temps en temps, soit du ton, soit de la hauteur du son. Il y aurait de quoi devenir fou, si toutes nos conversations étaient aussi bornées. Et ce serait vraiment le cas de "tu parles, tu parles, et tu ne dit rien."

Un récitatif pareil est exactement le procédé employé par les hypnotiseurs quand ils veulent vous endormir, vous mettre dans l'état d'hypnose et vous faire obéir à leurs suggestions. La répétition d'une même phrase est le meilleur moyen d'hypnotiser le sujet (on devrait dire la victime) et assurer sa soumission inconsciente à n'importe quel ordre, même tout à fait absurde ou franchement criminel.

Passer son temps à écouter la musique ne conduit à rien de bon et ne donne aucun gain spirituel ; bien au contraire : il y a perte, comme j'ai l'intention de le démontrer.

Pourquoi donc il y a-t-il tellement de gens, par ailleurs intelligents, qui "adorent la musique", qui professent "ne pas pouvoir vivre sans musique" ? Ces personnes, en écoutant la musique, perdent inutilement une grande partie de leur temps (sans parler de leur argent, vu les prix exorbitants des disques, des cassettes, des concerts et des autres spectacles accompagnés de musique), ce temps qui est la denrée la plus précieuse que nous avons, car elle est irremplaçable. Et ce temps est gaspillé à écouter la musique, sans aucun gain permanent, l'écouter sans même l'entendre, et souvent à l'écouter trop bruyante, même si bruyante qu'elle finit par rendre sourds ceux qui l'écoutent souvent ou longuement. Ce fait - la surdité progressive produit par des sons trop forts - est bien reconnu et déploré par la profession des médecins : nos jeunes gens deviennent sourds à un âge de plus en plus tendre sous l'effet des discothèques, des sonothèques et des autres lieux qu'ils fréquentent et où la "musique" est toujours jouée au volume maximal. Et l'un des plus grands coupables est le "walkman", maudit soit-il et ceux qui le fabriquent, à toute éternité !

La raison (ou plutôt la déraison) qui fait que beaucoup trop de personnes passent leur temps à écouter (ou jouer) la musique, est que le son a un effet direct, quoique insidieux et pas aisément reconnu, non seulement sur nos sentiments et émotions, mais également sur tout le système nerveux de notre corps physique (et nous n'en avons qu'un), et que le son, perfidement et avec une grande subtilité et persistance, conditionne et enfin réduit à l'esclavage ceux qui s'y soumettent et s'y adonnent, exactement comme le font toutes les drogues conduisant à la toxicomanie, et avec les mêmes effets néfastes.

D'autre part, ne perdons pas de vue que beaucoup de musiciens meurent jeunes (Mozart est mort à 35 ans, Schubert à 31 ans) et souffrent souvent de maladies nerveuses et/ou mentales. Plus d'un a fini sa vie dans un asile d'aliénés. Et qui sait si la dégénérescence cérébrale dont est mort Ravel fut la cause ou la conséquence de son oeuvre si bien connu, le Boléro (dont on dit qu'il est capable d'exciter un grand nombre de femmes mêmes jusqu'à l'orgasme). Savez-vous combien de chefs d'orchestre et d'autres musiciens sont mort d'un infarctus cardiaque pendant la musique de Wagner ? Renseignez-vous - vous serez surpris.

Si aux trois Rois Mages (qui sont venus voir, il a presque 2000 ans, un nouveau-né très spécial) on avait posé la question : "De quoi est fait le Monde ?", ils auraient répondu sans hésitation et à l'unanimité : "De Vibrations". La Science Moderne est complètement d'accord avec eux, quoique les termes préférés de nos jours soient "ondes et/ou particules d'énergie". Ces mots expriment toutefois les mêmes faits et la même réalité. Tout ce de quoi nous sommes conscient. de quoi nos organes des sens nous informent, n'est que vibration, c'est-à-dire énergie d'une espèce ou d'une autre. Beaucoup de ces forces qui nous entourent ont un effet caché, que nous ne pouvons pas ressentir directement. Quand un tel effet est néfaste, nous ne le remarquons que par ses conséquences, souvent lorsqu'il est déjà beaucoup trop tard - par exemple, l'exposition aux rayons-X ou autres radiations atomiques. Un grand nombre de ces effets nuisibles, produits par quelque chose qui ne paraissait pas dangereux, ne se manifestent pas immédiatement, mais des années après nous avoir touché - par exemple, le cancer de la peau chez les personnes très blondes, qui n'apparaît que vingt ans ou plus après les bains de soleil qui ont permis à la lumière ultra-violette d'agir sur leur peau mal protégée. N'oublions pas que même l'eau, si flexible et apparemment inoffensive, tombant goutte à goutte, finit par détruire la roche la plus dure. De la même façon, la répétition continue ou fréquente des vibrations sonores, c'est à dire de la musique, finit par avoir un effet destructeur sur notre corps et notre psychologie.

Il y a des personnes qui sont beaucoup plus sensibles aux effets de la musique que les autres. Vous n'avez qu'à regarder autour de vous : vous verrez de nombreuses personnes dont les pieds tapent, les corps se dandinent et les doigts claquent aux rythmes de n'importe quelle musique jouée à portée de leur ouïe. Et n'oublions pas l'effet aphrodisiaque de la musique de danse, surtout sur les jeunes femmes (futures mères de la génération suivante) : un effet qui n'est pas négligeable et dont profitent ceux qui désirent les séduire et qui souvent souffrent des maladies vénériennes, y compris le SIDA. La plupart des gens dont le corps se soumet facilement à la musique rythmique et y répond par des mouvements spontanés et machinals, souvent ne se rendent pas du tout compte de ce qui se passe, ne s'aperçoivent pas de leur conduite, et sont même étonnés quand on attire leur attention sur ce que fait leur corps à leur insu, marionnettes vivantes obéissant à la musique qui tire leurs cordelettes, cessant par conséquent d'être des humains responsables et conscients. Souvenez-vous de la conduite de beaucoup d'adolescentes, et même de personnes plus âgées, pendant les spectacles de musique données par les Beatles ? Vous avez sûrement vu aux actualités les manifestations hystériques pendant les représentations de nombreux groupes "pop". Et que pensez-vous de la maladie soudaine (nausée, mal de tête et convulsions suivie d'écroulement) qui frappa les spectateurs d'une Marche-Parade de l'orchestre pendant la Kermesse de Kirkby-in-Ashfield, en Nottinghamshire, Grande Bretagne, il y a quelques années ? Plus de deux cents (200) personnes, surtout des enfants, mais aussi de nombreux adultes, ont dû être admises d'urgence à l'hôpital. Et n'oublions pas l'effet désastreux de la voix d'Hitler, accompagnée de la musique martiale, sur le peuple allemand - effet qui se traduisit par une guerre fratricide et mondiale, et fut la cause de millions de morts, ainsi que les excès de bestialité sans précédent, y inclus la tentative de génocide d'une race humaine entière.

Tout le monde sait que beaucoup de chanteurs plus ou moins célèbres montraient fièrement comment leur voix pouvait briser les coupes de cristal et même les miroirs. Pensez donc, alors, à ce que peut faire le son d'une fréquence convenable quand il est appliqué suffisamment souvent et/ou longtemps aux tissus du corps humain, surtout ceux dont sont fait notre cerveau, nos nerfs et nos organes intérieurs, qui sont beaucoup plus délicats que le verre. Et imaginez aussi l'effet de ces sons répétés sur notre esprit, si vulnérable, même si on le pense séparé de notre cerveau matériel.

Il est bien connu qu'un son trop fort et continu peut tuer sans laisser des traces, témoin les cas de décès soudains autrement inexpliqués des personnes qui se trouvaient par hasard dans un clocher, sans pouvoir s'en échapper, quand les cloches se mirent à sonner. Un son n'a même pas besoin d'être bruyant ou même capable d'être entendu par l'oreille humaine pour causer des dégâts fort appréciables au corps physique. Les ultra-sons, que nous ne pouvons pas entendre, très très rapidement se résolvent en douleurs insupportables dans diverses parties du corps, avec effondrement complet et même perte de conscience et de la raison, accablement qui peut devenir folie permanente. Les douleurs et l'affaissement sont exactement ce qui est arrivé aux enfants présents à la fête champêtre dont il a été question plus haut. Toute musique, après tout, produit inévitablement une chaîne continue d'harmoniques, qui peu à peu glissent subrepticement, à la manière d'un serpent venimeux, dans la série des ultra-sons d'un côté, et dans celle des infra-sons de l'autre, tous deux produisant qui sait quel mal ultime et inguérissable au dedans des êtres humains. Avant que ce danger fut reconnu, combien de personnes ont souffert et même moururent pour avoir approché de trop près un émetteur de Sonar (qui, après tout, n'est qu'une espèce d'onde de l'ordre des ultra-sons).

On dit que la musique peut "adoucir un coeur sauvage", et on dit aussi qu'il existe une musique vraiment "thérapeutique". Excepté pour son influence analgésique - et même celle-ci superficielle et faible - j'en doute. À part les Maîtres de Médecine Antique et autres personnages légendaires (tels qu'Esculape et Orphé), je ne connais personne qui ait guéri la moindre maladie corporelle à base organique par l'application de la seule musique. Je ne parle pas de maladies mentales et émotionnelles que la suggestion peut en effet "guérir", que cette suggestion soit appliqué sous forme de musique ou autrement. Les cas de "guérison par la musique", s'ils existent, confirment d'ailleurs exactement ce que j'affirme : c'est-à-dire que la musique, sans aucun doute possible, est capable d'exercer une influence efficace sur le corps physique et le psychisme humains, influence qui peut tout aussi bien être nuisible et malfaisante que bénéfique (1). Il est certain qu'être constamment exposé au bruit répétitif qu'on appelle "musique" ces jours-ci, doit bien avoir un effet cumulatif, qui n'est pas nécessairement désirable et inoffensif.

Quel malheur que dès son enfance, l'homme ait été conditionné à croire que la musique est un passe-temps innocent, sans danger, et aussi méritoire qu'agréable ! Je me demande au profit de qui une telle croyance agit ? La science Ésotérique Ancienne et traditionnelle affirme que la musique, ainsi que la sorcellerie, l'art du maquillage et autres "arts" ont été enseignés aux homme et aux femmes par les Anges déchus qui ont accompagné Satan sur Terre et ont "trouvé belles les filles des hommes". Remarquons bien que nous avons n'avons aucune preuve ou même allusion que le plus grand des Maîtres authentiques des hommes, Notre Seigneur JÉSUS-CHRIST, ait jamais pratiqué ou même encouragé ou toléré la musique. Et pourtant, si, dans sa sagesse plus qu'humaine, il savait que la musique peut conduire à ce qui est sain et bon pour l'homme (même si ce n'est que parfois et dans des conditions spéciales), sûrement il s'en serait servi, ou aurait donné quelqu'indication à ce sujet, tout au moins à ses apôtres. Par contre, nous savons que le Diable joue très bien du violon - témoin Tartini et son "Trille du Diable au pied du lit", ainsi que Goethe et sa "valse de Méphisto" dans Faust. Ne soyez donc pas de ceux dont Isaïe dit : "Vous aurez beau entendre, vous ne comprendrez pas... l'esprit de ce peuple s'est épaissi : ils se sont bouché les oreilles... de peur que leurs oreilles n'entendent" (Matthieu 13 : 14,15). Soyez plutôt un de ceux dont il est écrit : "Heureuses vos oreilles parce qu'elles entendent" (Matthieu 13 : 16), car alors vous saurez ce que veut dire : "Que celui qui a des oreilles entende !" (Matthieu 11 : 15). Le silence éloquent de JÉSUS-CHRIST au sujet de la musique est une condamnation sans appel.

Ceux d'entre nous qui se souviennent encore de la sécurité et du calme du monde de notre jeunesse, avant l'introduction et la propagation de la T.S.F. (devenue maintenant radio), les installations Hi-Fi, les transistors, les magnétophones et la télévision, doivent bien se demander avec étonnement quelle peut être la cause de cette violence croissante et de ce vandalisme insensé qui sont devenus partie courante de la vie dans tous les pays du monde ? Pourquoi nos villes modernes, même nos cités capitales, pourtant si pleines d'agents de police et si réglementées que l'action, non-criminelle après tout, de laisser son auto dans la rue même pour quelques minutes peut nous obliger à payer une forte amende, pourquoi nos villes, dis-je, ne sont plus sans danger la nuit, comme elles le furent il n'y a pas si longtemps que ça, à peine un demi-siècle ? Qui aurait bien voulu croire, il y a cinquante (50) ans, qu'un temps arrivera où il ne sera plus possible de prendre le métro en toute sécurité ? Et il y a cinquante ans, nous ne savions pas encore non-plus que fumer des cigarettes est la cause la plus commune du cancer du poumon.

C'est la conviction ferme de l'auteur de cet article qu'une des causes principales, sinon LA cause même, de cette dégénérescence mondiale des moeurs est la prévalence universelle de cette musique rugissante en tout lieux, sans arrêt, issue d'une multitude de haut-parleurs privés et publics, ainsi que des magnétophones et des transistors portatifs et des autres machines faites pour reproduire et disséminer la musique à tous vents. Et cela sans parler de ces "musiciens" ambulants qui infligent leur "musique", bon gré, mal gré, à tous les passants ou à une audience captive de voyageurs du métro. De plus en plus souvent on ne peut plus faire tranquillement ses achats dans un super-marché ou un grand magasin sans être agressé par une marée montante de musique.

Ce bombardement par les vagues de son, en séries continuent et qui s'entremêlent, les sons d'une musique souvent jouée et/ou composée par des déséquilibrés amoraux, toxicomanes et de sexualité perverse, qui de plus ne savent rien des lois Cosmiques qui s'appliquent aux vibrations sonores, ce bombardement intensif est en train de détruire tout ce qui est spirituel et divin dans l'homme. Je maintiens que cette mer immonde des vibrations malfaisantes a saisi les esprits humains et les modèle à sa façon, les dirigeants, ainsi que notre psychologie et notre psychisme, dans une direction désastreuse et opposés à celle que l'humanité devrait suivre.

L'effet est particulièrement fort et rapide dans le cas des esprits et des âmes jeunes, inexpérimentées, immatures et impressionnables et les réduits à l'état de "toxicomélomanes" de la musique néfaste (2). Un tel adonnement n'est ni moins dangereux ni moins fatal en fin de compte que celui aux drogues puissantes comme l'héroïne et la cocaïne. Et qui sait ? Peut-être la toxicomanie et la mélomanie sont mutuellement interdépendantes et alliées ? Il se peut aussi que ce n'est pas par hasard ni par coïncidence qu'on appelle ces drogues "dures", avec exactement le même qualificatif que celui qui est donné à certaines musiques -"rock dur" ("hard rock" en anglais)- et aux spectacles pornographiques les plus bestiaux et dégoûtants.

Il nous a fallu plusieurs siècles pour découvrir les effets imprévisibles mais aussi très nuisibles (carcinogènes et autres) du tabac, qu'il soit fumé, chiqué ou prisé. Nous savons maintenant sans aucun doute que son usage continue gâche et détruit la plupart des parties du corps. On a découvert qu'il est responsable comme cause majeure, sinon même comme cause première, des maux cardiaques et de circulation, des cancers du poumon, de la gorge, de la langue et même de la vessie, sans parler des bronchites chroniques, des ulcères de l'estomac et de l'amblyopie (une espèce de dégénérescence du nerf optique causée par la nicotine et qui conduit à la cécité inguérissable) et j'en passe ! De la même manière insidieuse et cachée, la musique de toute espèce -mais plus particulièrement son espèce répétitive et hypnotique, si prévalante dans les danses et dans la plupart des chansons modernes- est au moins potentiellement nuisible et dangereuse, comme j'espère qu'il est maintenant devenu évident à tous ceux qui veulent bien examiner impartialement cette possibilité avec leur raison et leur intelligence, et non pas avec leur sentimentalité émotionnelle et leurs préjugés mal fondés.

N'oublions surtout pas que l'expérimentation sur les plantes et les animaux a démontrée sans aucun doute possible que :

1 ) Les végétaux auxquels ont avait infligé la musique "rock" et d'autres soi-disant "musiques" bruyantes, syncopées et répétitives -c'est-à-dire ce qu'on appelle la "musique moderne"^cessent de croître et dépérissent rapidement;

2 ) Les vaches exposées à cette même sorte de "musique", donnent de moins en moins de lait, qui devient de qualité inférieure;

3 ) Les chevaux de race deviennent, sous l'influence de ce bruit qu'on nous fait méprendre pour de la musique, nerveux, agressifs, ne courent pas aussi vite qu'auparavant et ont plus d'accidents.

Dans le cas des plantes et des animaux septentrionaux, tous ces effets néfastes sont particulièrement augmentés et accélérés par les rythmes de la musique africaine - qui est certainement également nuisible à toutes les races humaines qui ne sont pas originaires d'Afrique (3).

Mon avis réfléchi est que l'établissement urgent d'une "société pour l'abolition et la Prévention de la Musique" est absolument nécessaire et sera d'une valeur inestimable et d'une utilité bien plus importante pour la survie de l'humanité que les sociétés telles que celles pour la prévention de la cruauté envers les animaux ou pour l'abolition de la vivisection, entre autres sociétés établies à base de sentimentalité et non à base de raison. Le fonctionnement d'une Société telle que celle envisagée, préviendra certainement beaucoup de cruautés de l'homme envers d'autres hommes, cruautés dont la vraie cause (cachée et insoupçonnée, agissant à l'insu de tout le monde) est la manipulation du système nerveux de certains hommes par la musique, qui les conditionne par son effet lent mais certain, dont le résultat final est un lavage-de-cerveau profond et ineffaçable.

Je sais très bien que très peu de personnes, même des plus intelligentes, vont me croire et seront d'accord avec moi. N'oublions pas qu'il y a à peine cent ans, la majorité des gens, surtout des savants de l'époque, ne croyait pas à la possibilité qu'un engin plus lourd que l'air puisse voler. Mais même si ma voix n'est que "la voix de celui qui crie dans le désert" (Jean 1 : 23), je n'ai pas le droit de me taire et suis obligé de donner cet avertissement à l'humanité incrédule, quoiqu'il ne serai probablement pas écouté - car il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Peut-être même est-il déjà trop tard et des dégâts irréversibles ont été infligés à la race humaine. Est-ce cela la raison pourquoi Nostradamus et beaucoup d'autres prophètes prévoient la destruction imminente du monde de l'homme ?

L'Apôtre Saint Jean, dès le début de son Évangile, nous affirme que : "Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu. Il était au commencement avec Dieu. Tout fut par lui, et sans lui rien ne fut". Pour "Verbe" lisez "Vibration Sonore", c'est-à-dire que l'Énergie Créatrice fut le Son. Et ce qui peut créer peut aussi détruire.

Il est étonnant d'ailleurs que personne n'ait pris au sérieux l'avertissement que nous donnent les Écritures Saintes Occidentales, c'est-à-dire la Bible Judéo-Chrétienne. En effet, l'incident de Jéricho (Joshua 6 : 4,5) aurait du nous mettre en garde. Un Dieu qui enseigne à son peuple choisi une musique qui désintègre les pierres dont est bâtie une cité ennemie, peut tout aussi bien enseigner à ce même peuple, ou à un autre, une musique qui désintègre les cellules les cellules dont sont bâtie les corps humains. Ou bien, il peut leur enseigner aussi facilement, ce qui est bien pire, une musique qui contrôle nos pensées et nos actes.

La possibilité de faire un usage malfaisant de la musique n'était pas inconnu dans l'antiquité. Dans l'Odyssée, cet ancien et à juste titre célèbre poème épique, qui reste toujours la plus belle épopée du monde, Homère nous raconte comment le chant envoûtant des Sirènes anthropophages charmait les marins et les forçait à faire naufrage, permettant ainsi aux chanteuses musiciennes de se repaître des corps humains échoués sur leurs rochers.

Dans les cultes orgiastiques de l'Asie mineure et de la Grèce antique, tels que les mystères de Dionysos Zagreus et de Cybèle, la double flûte, jouée sur le mode "phrygien", déclenchait inévitablement l'extase et la furie sanguinaire des Maenades qui la suivait toujours.

Au temps des Druides, la musique était déjà bien connue d'avoir un grand pouvoir d'envoûtement. Un habile harpiste pouvait -et certainement pourrait encore, si seulement il connaissait les notes à jouer- produire à volonté le rire, les pleurs, la danse effrénée (4), la paralysie ou le sommeil.

Plus près de nous, le pouvoir de la musique est bien connu en Bretagne Armoricaine : lisez l'histoire de la bataille de Mag Tured et de la harpe de Dagda.

La musique est aussi toujours associée à la danse, et les deux furent, et continuent d'être, une partie intégrante du Sabbat des Sorcières.

La Sagesse Populaire elle aussi essaye de nous alerter en nous racontant ce qui s'est passé à Hameln il n'y a pas si longtemps. Si vous ne connaissez pas encore cette histoire du "Joueur de Flûte de Hamelin", lisez-la. Si vous la connaissez déjà, relisez-la quand même, et réfléchissez bien au fait qu'une seule flûte a suffi pour envoûter toute la ville.

Il y a plusieurs autres mythes et contes où la musique joue un rôle important, souvent criminel, presque toujours néfaste - mais peu nombreux sont les récits où la musique est l'outil d'un bienfait.

De plus, pouvons-nous être sûrs que les musiciens contemporains ne sont pas les précurseurs qui préparent les voies pour l'évènement de l'Antéchrist ?

Un proverbe latin dit que "Quem Deus vult perdere prius dementat", c'est-à-dire "Dieu commence par priver de raison celui qu'il veut détruire", et la musique est un excellent outil pour faire exactement cela.

Je sonne le tocsin dans l'espoir d'éveiller l'humanité inconsciente à un de ses dangers les plus pressant et ainsi éviter, s'il n'est pas déjà trop tard, qu'on n'en sonne bientôt le glas - si toutefois il y a un survivant pour le faire.

Maintenant mon message avertisseur peut se résumer en cinq mots:
DANGER ! LA MUSIQUE NOUS ATTAQUE

À bon entendeur - salut !

Nicolas Tereshchenko

Notes de bas de page:

(1) Dans son chef d'oeuvre, "Récits de Belzébuth à son petit-fils", G.I. GURDJIEFF raconte une rencontre avec un remarquable derviche qui, en jouant une certaine mélodie, pouvait provoquer rapidement la formation d'un furoncle à un endroit précis de la jambe gauche de ceux qui écoutaient. Il pouvait aussi guérir ce furoncle par une autre mélodie.

(2) "La musique est sans doute la drogue la plus insidieuse". Raymond ABELLIO

(3) "Constatez l'abrutissement de la jeunesse occidentale livrée aux rythmes nègres, un abrutissement que j'appellerais d'ailleurs volontiers une anesthésie, une sorte de grâce faite, dans l'invisible, à ces générations perdues, d'être endormies avant leur prochain massacre". Raymond ABELLIO dans "Visages Immobiles", Gallimard, 1983.

(4) N'oublions pas qu'au moyen âge, l'affreuse maladie, originaire en Italie, de la danse qui s'emparait de ceux qui entendaient l'air appelé "tarentelle", avait causé la mort par épuisement et manque de nourriture de milliers de personnes.

mardi 15 janvier 2013

Comment le Vodoun est devenu le Vaudou

Bonne année 2013 à tous. La Jérusalem des Terres Froides commence la sienne en vous présentant la recension d'un livre expliquant comment la religion afro-américaine Vodoun est devenu le "vaudou/magie noire" de l'imagerie occidentale. Il s'agit du livre  The Spirits and The Law: Vodou and Power in Haiti de Kate Ramsey (Éditions de l'Université de Chicago, 2011), recensé par Gina Athena Ulysse, spécialiste d'anthropologie et d'études afro-américaine de l'Université Wesleyan, pour le compte du Huffington Post le 9 janvier dernier. L'article est en anglais (malheureusement) et concerne essentiellement la religion haïtienne et non la béninoise.

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---How Vodoun Became 'Voodoo' and Vodou---


Par Gina Athena Ulysse
Paru dans le Huffington Post le 9 janvier 2013


TheSpirits and The Law: Vodou and Power in Haiti (UChicago Press) is a brilliant book, a nuanced re-mapping of how Vodoun became "voodoo" and Vodou. In the process of her meticulous delineation, Kate Ramsey offers in the world of geopolitics critical insights into the inevitable plight of the "avant-garde," to use Haitian anthropologist AntenorFirmin's casting of the first black republic in relation to Africa and its diaspora (95).

Ramsey charts her course early, stating: "Arguably no religion has been subject to more maligning and misinterpretation from outsiders over the past century." (1) Indeed, "voodoo," she writes, especially to foreigners, is synonymous with Haitian "sorcery" and "black magic." (9) In fact, as she reveals, the etymology of this word denotes not only that the one with the four vowels is a misnomer but also that the more correct term Vodou (spelled vaudoux during colonial times) traditionally refers to a mode of dance.

Vodou, she convincingly argues, has had multiple significations. Her goal is to excavate the foundations of each of these meanings, especially in relation to the supposed Haitian curse or pact with the devil, as Evangelists would have us believe. In the wake of the devastating 2010 earthquake, Ramsey writes, several commentators revived this idea blaming "voodoo" as a "progress-impeding force" that continually obstructs the country's development (21). She embarks on an exploration of the various ways the religion has been (mis)used to restrict the "barbaric" black nation, which eventually defied its colonizers and won its freedom. Her undertaking not only exposes the imperialist "roots" and "routes" of the stigma but also Haitians' complicity in damning this cultural heritage, anissue that remains pertinent today.

To this end, Ramsey dexterously digs into key moments in Haitian history to unmask intersecting patterns of dissonance that are inherent in the complex social life of laws, the intimate ambivalences of Othering, class clashes and the commodification of culture in the pursuit of civilization.

The four chapters are based on extensive archival research of primary and secondary materials, oral interviews of scholars, practitioners and artists. It should be noted that Ramsey engages a wide range of multi-disciplinary work and is unmatched in her thorough engagement with Haitian scholarship.

In the first chapter, she examines the historical development of legislations that criminalized magico-religious practices from slavery to post-independence. As "collective spiritual practices were subject to sweeping penalizations," (31) they enticed ingenious subversion. These laws against les sortileges (spells) were repudiated by the newly formed Haitian state desperate to eschew accusations of barbarity. This pursuit of equality, in the name of civilization, is further explored in the next chapter. While these penal laws were slippery at best, Ramsey contends that motivation of their application warrants inquiry, particularly as these relate to "state concern with intensifying peasant labor... rural dances were believed to diminish agricultural productivity" (67). Since "serving the spirits" is deeply tied to land, the burgeoning lakou (conjugally related family-based compound) system that emerged during that period and the hierarchy among practitioners in rural Haiti actually threatened state authority as a potential "parallel system of power."

The anti-superstition campaigns against "le Vaudoux" that persisted as Haiti formed relations with the Vatican were further reinforced with military force during the American occupation. During the 32 years of U.S. presence on Haitian soil, the marines established a neo-slave labor system that exploited the masses. Haitian cultural heritage was undermined in spurious ways, including legal trials that attempted to deliver "the Republic of Haiti from a curse which has been on it from the time of its foundation," (146) as well as the confiscation and destruction of ritual objects. These worked in tandem with other cultural productions that promoted "voodoo" in film and theatre as well books. It was in this context, Ramsey writes that "the figure of the marine as an authority on 'voodoo'" (164) emerged representing the ultimate symbol of white power over black barbarians.

In the last chapter, Ramsey revisits Haiti's attempt to join the international stage as a sovereign state in its post-occupation era during the mid-1930s/'40s. The cultural nationalist policy touted by government heavily marketed performances of "folk traditions" for foreign consumption while restricting bona fide practices at home. Folkloric representations were rampant to meet the demands of American travelers fascinated with the mystical "who wished to see 'voodoo ceremonies'" (218). Ramsey's account takes a particularly expository turn as it was also during this period of open exchange that anthropology made Haiti its primary social laboratory in the Caribbean. Herskovits, Métraux, Dunham, Hurston and others conducted their fieldwork under the prohibition and as a result, they relied on the "staging of ritual practices" for research.

Throughout this work, Ramsey asserts, Vodou is something of a lifeline for many among the Haitian majority. It is a tradition, simultaneously revered as a vestige of its African past by some while reviled by others within and outside the nation-state who deployed it as an object of disgust, an alluring New World commodity as well as a source of oppressive power at given historical moments. With such a perverse and misconstrued history, no wonder the religion remains an enigma.

A note on praxis. After the book's publication, Ramsey took her work one step further. Spearheading a collaboration with an international group of scholars and practitioners in conjunction with KOSANBA -- the scholarly association for the study of Vodou, she organized a series of petitions to the Library of Congress, the Associated Press and several national newspapers whose media stylebook continuously confound Vodou with voodoo. While the mainstream media lags behind with this pejorative speech act, in October 2012, the PSD [Policy and Standards Division] of the Library of Congress issued a statement declaring they have changed their subject heading from "Voodooism" to Vodou. Additionally all other uses of the word voodoo in references and scope notes have also been revised.

The Spirits and The Law is by far the most comprehensive historical study on the subject of Vodou to date. Future scholarship on the topic simply cannot ignore this esteemed volume, which received the Berkshire Conference Book Prize for the best first book published in any field of history in 2011. Ramsey teaches history at the University of Miami.

This review also appeared in E-misférica.

Gina Athena Ulysse