vendredi 27 septembre 2013

Les bahaïs lavent-ils plus blanc que blanc ? (2)

Le 11 juin dernier, la Jérusalem des Terres Froides a fait paraître un article où son responsable exprimait ses impressions personnelles sur la bahaïsme, Les bahaïs lavent-ils plus blanc que blanc ?. Depuis, il y a eut la découverte d'une capsule-vidéo Youtube qui confirme sérieusement son appréhension.

Celui qui s'exprime ici, Rastapresident, est un ancien adhérent qui ressort désabusé. Il est formel : les hauts-responsables de cette religion dont le siège social est en Palestine occupée sont ouvertement atlantistes et sionistes. Leurs grandes orientations politiques vont toujours dans le sens des États-Unis et d'Israël, support de « l'Amérique » quand il le faut et silence « de neutralité » au moment opportun. Finalement, cette organisation appelée « bahaïsme » fait partie de la nébuleuse des pseudo-ONG qu'utilise les atlantistes-sionistes pour leurs guerres « sous la table » de par le monde. Pas étonnant que La Presse s'y intéresse. Selon Wikipedia, la « Communauté internationale bahaï » a statut d'ONG auprès des Nations Unies depuis 1948, ce qui fait qu'elle est « dans le business » depuis plus de 65 ans.

Comme dans les sectes « classiques » du style chrétien littéral, scientologue ou orientalisant, les autorités bahaïs ont leur mot-clé pour faire pression sur les adeptes. Ici, pour signifier quelqu'un qui doit être évité à tout prix, quelqu'un d'excommunié ou ayant un langage ouvertement hostile à l'organisation, au lieu de parler d'une personne « satanique », « suppressive », « ayant chuté dans l'ego », on parle d'un « briseur de convenant ». Voilà ce qu'est devenu Rastapresident aux yeux de la « Maison Universelle de Justice » en Palestine occupée. Ça sonne pas terrible comme « satanique » ou « suppressif » mais faut croire que pour un bahaï, c'est une chose terrible que d'être un « briseur de convenant »...

Votre serviteur est curieux de voir si les organisations anti-sectes vont un jour répertorier le bahaïsme dans leurs listes.



Marion Sigaut, historienne ? La suite et peut-être la fin

Pour ceux qui suivez régulièrement ce blog, vous savez qu'il y a un compte-à-régler personnel de la part du responsable de la Jérusalem des Terres Froides envers Marion Sigaut en raison d'une accusation grotesque et gratuite que cette dernière a lancé contre les Templiers, une affaire qui prend ici le nom de « pédo-Templiers ». Étant donné que cet article est la suite de toute cette question depuis le 26 mai dernier, il est écrit à la première personne du singulier.

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Voilà probablement l'article qui va clore les réflexions de la Jérusalem des Terres Froides sur le cas de Marion Sigaut et ses « pédo-Templiers », à moins d'une nouvelle révélation réellement significative. Depuis mon dernier propos sur la question, j'ai réussi à mettre la main sur quatre de ses livres : Les deux cœurs du monde : Du kibboutz à l'Intifada (dans son édition originale Flammarion 1993), Russes errants sans terre promise (dans son édition originale rose L'Harmattan 1994), La Marche rouge. Les enfants perdus de l'Hôpital général (Jacqueline Chambon 2008) et Le mystère du tableau de David (Éditions de Bourgogne, 2010). Pour le reste, ce qui relève de la maison d'éditions De l'Atelier, je suis de plus en plus convaincu que celle-ci n'a jamais trouvé de distributeur au Québec. À moins d'une numérisation en PDF librement téléchargeable sur le ouèbe, je ne pense pas un jour pouvoir mettre la main dessus et non, je ne me les ferai pas venir à grand frais d'Amazon ou eBay. Il y a beaucoup d'autres choses en priorité sur ma liste « à faire venir » et mes moyens financiers sont limités.

Sur l'essentiel, ma position sur Marion Sigaut reste la même que ce que j'ai écrit précédemment. En gros, c'est une offensive de propagande catholique réactionnaire sous couvert d'académisme universitaire. À sa conférence d'Algérie, quand elle raconte qu'elle a été accepté à l'Université par quelqu'un qui a lu son livre Mansour Kardosh, un juste à Nazareth, quand on associe ça avec l'autre récit où elle raconte que ce sont des amis à elle qui l'ont encouragé à devenir universitaire, on est en droit de se demander s'il n'y a pas eu une forme de guidance à distance ou « d'aiguillonage » (pour rester poli), son entourage catho sachant qu'elle ne serait acceptée qu'à un seul endroit et l'amenant en quelque sorte à « s'investir pour la cause ». Le tout dans une résonance de son passé où sa propre enfance lui fut volée par un père psychopathe (psychopathe dans le vrai sens clinique du terme, c'est-à-dire manipulateur dénué de toute empathie pour autrui). Oui, mon point-de-vue n'est qu'hypothèse mais il n'y a rien de probant jusqu'à présent qui puisse l'invalider. De toutes façons, ce n'est pas moi qui pourra faire la lumière complète sur cette affaire : celle-ci est d'abord et avant tout française et il n'y a que des Français qui pourront la résoudre de fond en comble une fois pour toutes.

Ceci dit, malgré la sévérité de ce qui vient d'être écrit jusqu'à présent, Marion Sigaut s'en sort un peu mieux que prévu dans mon estime. Je lui conteste toujours le titre d'historienne mais je lui accorde celui d'écrivain, ce qui est déjà honorifique en soi car je sais à quel point le travail d'écriture peut être harassant. Comme on me l'a déjà dit à l'Université, « la plus belle qualité d'un livre est d'avoir été terminé » et c'est très sérieux. Je n'ai trouvé rien qui puisse expliquer davantage spécifiquement la dérive des « pédo-Templiers » mais je vais me permettre tout de même un petit tour critique de mes trouvailles.

D'abord les deux titres les moins importants pour ce que je cherche de Marion Sigaut, son oeuvre « israélienne », Les deux cœurs du monde : Du kibboutz à l'Intifada et Russes errants sans terre promise. Sur l'ensemble, je n'ai rien à dire. Ces deux livres sont son témoignage personnel de la question et ils me semblent parfaitement honnêtes. La seule petite chose à remarquer pour le premier, c'est que son titre original est Les deux coeurs du monde et Soral l'a laissé tomber pour ne conserver que le sous-titre comme titre principal de sa réédition, Du kibboutz à l'Intifada. « Les deux coeurs » voulait signifier les deux groupes en Palestine occupée que l'auteur a connu, les « Israéliens » de son kibboutz et les Palestiniens. J'imagine qu'un coeur attribué aux Juifs ne devait pas plaire à Soral pour son fan-club tandis qu'un titre qui suggère la dissidence comme « Du kibboutz à l'Intifada »...

Le second titre de l'oeuvre « israélienne » de la Sigaut contient peut-être la possibilité de faire un « coup de judo » contre le soralisme, c'est à dire prendre des affirmations qui vont à l'encontre de l'idéologie soralienne à partir d'une source autorisée et « officielle » d'E&R. Ici, « l'amie de Soral » nous parle du sort des Juifs qui vivaient une vie normale de citoyen soviétique comme tous les autres, qui se sont fait happer par les mouvements politiques sionistes et qui se sont retrouvés en Palestine occupée avec une situation sociale totalement dégradée. C'est intéressant car les soraliens présentent toujours l'histoire de l'U.R.S.S. comme étant une dictature juive contre le malheureux peuple russe. Avec ce livre de la « dix-huitièmiste soralienne », on peut peut-être trouver de l'argumentation valide pour contrer les délires savoisianistes sur le « mal absolu des Juifs bolchéviques ». Personnellement, des quatre livres qui sont devant moi, c'est définitivement celui qui m'intéresse le plus à lire. Et dans son édition originale, donc sans que le texte ait été revu en quoi que ce soit par le « grand sheikh chauve », c'est encore mieux.

Lors de mes articles précédents, j'ai commis une petite erreur. J'ai résumé l'oeuvre « historique » de Marion Sigaut à ses deux livres parus chez Jacqueline Chambon mais il y en avait un troisième, Le mystère du tableau de David, paru aux éditions de Bourgogne en 2010. À ma connaissance, ce dernier titre n'a été présenté qu'une seule fois par E&R. Il faut dire que pour la maison soralienne, ce livre présente beaucoup moins d'intérêt que les deux autres car il s'agit ici d'une enquête sur un cas très précis, une peinture représentant la mort d'un personnage politique de la fin du XVIIIième siècle, rachetée en 1826 par la fille du décédé et disparu dans les méandres de l'Histoire depuis. De fait, Kontre-Kulture n'a même pas cru bon tenir ce livre dans son catalogue, gracieuseté de « son ami Alain dont elle voit qui il est ».

Malgré l'oubli du Mystère..., j'ai réussi à mettre la main sur le livre qui me faisait défaut jusqu'à présent sur le sujet, à savoir l'autre ouvrage « dix-huitièmiste » de chez Jacqueline Chambon, La Marche rouge. C'est celui-ci qui est important pour ma petite recherche sur ses « pédo-Templiers ». Au premier coup d'oeil, j'ai pu constater qu'ici non plus, tout comme pour Mourir à l'ombre des Lumières, il n'y a aucune indication sur le titre académique réel de la madame. On nous dit qu'elle est historienne et on nous mentionne deux livres qu'elle a écrit... mais qui sont complètement hors-sujet : Libres Femmes de Palestine et Mansour Kardosh. À l'intérieur du livre, il n'y a aucune information supplémentaire. Remarquez que Le mystère du tableau de David ne donne pas non plus d'informations supplémentaires à ce niveau. En quatrième de couverture il est dit :
Marion Sigaut, écrivain et historienne, a publié plusieurs livres dont La Marche rouge, les enfants perdus de l'Hôpital général (J. Chambon, 2008) et Mourir à l'ombre des Lumières, l'énigme Damiens (J.Chambon, 2008). Elle habite en Puisaye, à quelques kilomètres du château de Saint-Fargeau...
Précisons que le château en question est lié au récit du livre, donc pertinent à mentionner dans ce cas-ci. Ceci dit, nous avons maintenant quelques indications sur l'endroit où elle habite (ou du moins, là où elle habitait en 2010). On se souvient que son dérapage sur les « pédo-Templiers » avait commencé avec une référence sur sa région à elle où « au Moyen-Âge, ce sont les Templiers qui s'occupaient des orphelins ». Je m'étais demandé si cette histoire n'était pas simplement qu'elle vie dans les environs d'une ancienne commanderie templière (car il est bien connu que ceux-ci n'avaient un pouvoir effectif que sur les terres avoisinantes de la commanderie et c'est tout). Maintenant nous avons un élément pour vérifier.

Je suis content d'avoir pu mettre la main sur La Marche rouge, pièce essentielle dans cette investigation, davantage même que Mourir... Si, dans le cas du dernier mentionné, Sigaut tente d'atteindre son sujet-fétiche des réseaux de trafics d'enfants par l'intermédiaire d'un incident précis contre le roi, dans le cas qui nous occupe, elle aborde plus largement l'ensemble de ses préoccupations pédocriminelles et  dix-huitièmistes. Et si les deux livres semblent se ressembler l'un l'autre par leur facture et le fait qu'il s'agit de la même maison d'éditions, en réalité ils sont très différents à l'intérieur. Dès le premier coup d'oeil, on remarque que La Marche... est aussi incomplet historiquement que Mourir..., mais à l'envers. Si à Mourir... il n'y avait aucune note de bas de page mais avec une bibliographie, ici c'est une série de notes de bas de page (qui ramènent à la fin du livre) mais sans aucune bibliographie. Comme si une poire avait été coupée en deux alors qu'elle devrait être complète dans les deux cas. D'ailleurs la Grande Bibliothèque et archives nationales du Québec semble avoir fait la même remarque car La Marche... a été classé Documentaires, c'est-à-dire là où il y a les livres de science historique, tandis que Mourir... se retrouve dans les Romans historiques (notons ici que Le mystère... est également classé aux Documentaires).

À choisir le moindre de deux maux, mieux vaut une série de notes à une bibliographie. À la limite, on a une bibliographie « par défaut » en suivant le fil de cette série. Maintenant il m'est impossible d'estimer la pertinence de ces notes et cette bibliographie improvisée car je n'ai aucune notion de cette spécialité historique. Comme je l'ai déjà dit, ce ne sera pas moi qui pourra amener l'ultime réfutation des allégations de « l'amie du nazi ». Je vois, par exemple, 14 notes renvoyant aux Nouvelles ecclésiastiques. Je ne saurais dire s'il s'agit de documents historiques représentatifs en eux-mêmes, représentatifs après une critique de sources serrée, on encore représentatifs des conneries qui pouvaient se dire à l'époque, d'une certaine propagande, etc. Il est facile de lancer de la poudre aux yeux à un néophyte mais un spécialiste dûment formé ne se laissera pas prendre. Seulement, voilà, malgré tout, La Marche rouge... est un travail historique plus crédible que Mourir..., mais il ne justifie toujours pas la prétention de la madame à se déclarer « historienne ».

Je n'accepte pas sa prétention à se déclarer « historienne », surtout après le dérapage des pédo-Templiers, mais Marion Sigaut n'est pas sans talent non plus. L'aperçu de son dernier livre, Le mystère du tableau de David, me confirme l'impression que j'avais d'elle. De fait, Marion Sigaut n'est pas historienne; elle est incapable de s'attaquer aux vastes sujets comme peuvent le faire Annie Lacroix-Riz et Robert Muchembled. Elle n'a peut-être pas les capacités intellectuelles pour cet ultime niveau (ça arrive et il n'y a pas de quoi en avoir honte) mais surtout, probablement que toute sa démarche académique est contaminée par les histoires de pédocriminalité, ce qui lui interdit la soutenance de thèse. Mais pour faire de petites enquêtes historiques, sur des sujets très précis comme Mansour Kardosh ou ce tableau de Jacques-Louis David, où les risques de débordements émotifs sur la pédocriminalité sont très réduits, là Marion Sigaut est excellente. Pas étonnant que son plus grand succès de sa période pré-académique soit Mansour... Ce dernier livre du Mystère... est celui qui se rapproche le plus d'un véritable travail historique : il a sa série de notes de bas de page (plus de 48 pour 119 pages) et une bibliographie. La maison d'éditions le présente dans sa collection Histoire. La seule ombre au tableau est la présence dans la bibliographie des deux livres de chez Jacqueline Chambon, Mourir... et La Marche... J'ignore si ces références ont une influence réelle sur les raisonnements et conclusions cet ouvrage mais bon, j'ai bien précisé « réduire les risques » car la neutralité absolue est impossible.

Une journaliste d'enquête sur fond historique plutôt qu'historienne, voilà ce qui décrit mieux Marion Sigaut. Cela évoque en moi le souvenir de ce qu'elle dit constamment quand elle raconte ses premières expériences dans le milieu de l'édition. Elle nous répète systématiquement qu'elle n'a « JA-MAIS, JA-MAIS, JA-MAIS » été supportée par ses éditeurs, surtout Flammarion et L'Harmattan. Je veux bien la croire mais qu'est-ce qu'elle a fait, elle, à l'époque, pour se faire connaître ? A-t-elle essayé d'en organiser, des conférences, ou n'a-t-elle que pleurniché sur son sort ? Encore aujourd'hui, elle ne fait que des conférences sur les Lumières et Voltaire alors qu'elle a assez de matériel pour en faire toute une série sur des sujets variés (son expérience personnelle avec Le petit Coco, son expérience palestinienne avec plus de quatres livres : Les deux coeurs..., Russes errants..., Mansour..., Libres Femmes de Palestine, ses enquêtes sur l'Afrique du Sud -La terre promise aux Sud-Africains- et le tableau de Jacques-Louis David -Le mystère...-). Pas assez accrocheur comme sujets ? À vérifier, avec des essais sous forme de capsules-vidéo Youtube. Si Marion Sigaut jouait cette carte « d'écrivain-enquêteur qui a fouillé là où les autres ne sont pas allés » plutôt que de faire de la propagande réactionnaire sous couvert d'académisme prétentieux, je pense qu'elle pourrait aller plus loin que là où elle est rendue en ce moment, je pense même qu'elle pourrait en profiter pour s'affranchir du « plafond de verre » du soralisme et atteindre ce statut d'écrivain reconnu auquel elle aspire tant. Mais non, elle préfère se laisser guider par un autre psychopathe dénué de toute empathie pour autrui comme son père, Alain Bonnet de Soral...

Charles Tremblay

vendredi 20 septembre 2013

Aleister Crowley en Russie, Christian Bouchet et Aleksander Douguin

L'administrateur de la Jérusalem des Terres Froides connaît Christian Bouchet depuis l'époque où il travaillait dans une librairie nouvel-âge. La librairie appartenait à Diffusion Raffin, une entreprise aujourd'hui disparue de distribution de livres, spécialisée dans le religieux, l'ésotérique, le conspirationnisme, etc. L'un des hauts-responsables de la business est un grand ami de Pierre Jovanovic du Jardin des livres. Diffusion Raffin distribuait les éditions Pardès au Québec et comme la librairie tenait en priorité tout ce qui était « produits offerts par la maison », l'auteur de ces lignes a suivi les parutions de Christian Bouchet, les B.A.BA sur l'occultisme, le spiritisme, la wicca, le néo-paganisme, les Qui suis-je sur Aleister Crowley, G.I. Gurdjieff, Allan Kardec, la préface à La vie inconnue de Jésus-Christ en Inde et au Tibet de Nicolas Notovitch, etc.

Votre serviteur savait que Christian Bouchet, avec sa thèse de doctorat universitaire, est considéré comme l'un des deux meilleurs spécialistes de Crowley en langue française et qu'il est à couteaux tirés avec l'autre spécialiste du mage anglais, Philippe Pissier. Ce dernier a un site personnel (cliquez sur la phrase en polonais et allez au sommaire) où il présente ce qui avait paru dans son ancienne revue littéraire et ésotérique Les goutelettes de rosée dans les années 90. On retrouve dans ce site un article sur la réception d'Aleister Crowley en Russie et celui-ci mentionne Christian Bouchet et son ami Aleksander Douguin. Le responsable de la JTF ignore quel peut être le niveau de crédibilité de cet article mais puisqu'il existe, il a été décidé de le rapporter ici. C'est sûr que cet écrit est orienté idéologiquement (« fondamentalismes lybien et iranien », vraiment ?) mais tout ne doit pas être faux non-plus. Il pourrait être utile pour une éventuelle investigation de ce qui cache derrière cet « ami sataniste d'Alain Soral ».

Note du 21 septembre 2013 : Christian Bouchet a répondu à la Jérusalem des Terres Froides suite à la parution de cet article. Celui-ci le dénonce comme étant entièrement mensonger, ce qui, il faut bien le reconnaître, est fort possible. L'administrateur de la JTF a décidé de conserver l'article malgré tout (pour l'instant) et vous pouvez lire le droit-de-réponse de M. Bouchet dans la section des commentaires.


MEGA THERION ET SES LIVRES DANS LA TRADITION RUSSE


Par Frater Marcias, rédigé au début des années 2000
Paru sur Paganguild.org

La Russie, non sans raisons, possède la réputation d’être le pays des paradoxes. En dépit du fait qu’une grande partie de sa population se soit toujours intéressée aux connaissances secrètes et ésotériques, à la magie et à l’occultisme, le nom d’Aleister Crowley, le plus grand magicien du XXème siècle, n’y est connu que de quelques personnes.


C’est assez étrange si l’on se souvient que Crowley visita la Russie à deux reprises (en 1898 et en 1913), et qu’il y rédigea des textes célèbres comme la Messe Gnostique, l’Hymne à Pan, La Cité de Dieu, etc. Comme l’écrit W.F. Ryan dans son remarquable article The Greast Beast in Russia, Crowley s’intéressa à la Russie et un certain nombre de ses écrits traitent, à certains égards, de ‘thèmes russes’. Des personnes d’origine russe figuraient également au nombre de ses intimes. Ainsi : un membre de ‘l’Argenteum Astrum’, George Raffalovich, qui finança The Equinox publié par Crowley, et Marina Lavrova qui fut un temps Femme Ecarlate de la Grande Bête.


Cependant, la ‘Russie ésotérique’ et Aleister Crowley échouèrent à se rencontrer au cours de sa vie. Pourquoi ? Peut-être existe-t-il plusieurs réponses à cette question mais il semblerait que les occultistes, théosophes et maçons russes de l’époque n’étaient tout simplement pas familiers de la profonde tradition magique occidentale représentée par Aleister Crowley. Il suffit d’examiner les publications ésotériques prérévolutionnaires pour s’apercevoir que les choses les plus en vogue dans la Russie de l’époque étaient les expériences spirites visant à évoquer les esprits et les maladroites tentatives des théosophes et anthroposophes pour allier magie et orthodoxie. Des siècles de domination par l’Eglise Chrétienne condamnèrent les ezoteriki (adeptes des disciplines ésotériques) russes à l’ignorance et au provincialisme. Pour sûr, la situation ne s’améliora pas lorsque le despotisme monarcho-orthodoxe céda la place à la dictature communiste.


Les noms d’Aleister Crowley et de l’Ordo Templi Orientis devinrent connus en Russie, pour la première fois, en 1985 avec la parution du livre : A Throne of Lucifer, critical sketches on magic and occultism, par Yeremey Parnov, auteur de science-fiction. Certes, étant donné la sévère censure de l’époque, le livre de Parnov stigmatisait à la fois la magie, l’occultisme, et Crowley lui-même. Tout en traitant Crowley de ‘sataniste’ (un adepte du Satanisme), l’auteur remarquait qu’on ‘ne pouvait dire qu’il ait manqué de persévérance et de courage’, et reconnaissait que ‘c’est lui qui posa et développa les bases de l’occultisme moderne, son système hiérarchique et sa pratique magique’.


Avant l’effondrement du régime soviétique, plusieurs autres livres furent publiés en U.R.S.S., avec de brèves références à Crowley présenté comme ‘un tricheur, connu pour ses prêches sataniques’ (voir par exemple Invisible empires, secret societies of old and new time in the West, par Efim Chernyak).


Le public russe ne put obtenir des informations plus ou moins détaillées sur la vie de Crowley qu’à l’occasion de la publication (1994) d’assez mauvaises traductions des ouvrages The Occult par Colin Wilson et The Black Arts par Richard Cavendish. Les amusantes anecdotes et stupides déclarations de Wilson au sujet de Crowley devinrent un véritable trésor pour certains auteurs russes, lesquels pouvaient abondamment y puiser sans même se donner la peine de citer leur source.


The Occult’ de Wilson servit de base à deux ouvrages russes ‘originaux’ consacrés à Crowley, et publiés en 1999 et 2000. Il y eut Aleister Crowley (collection Great magicians and witches, créée par Nikolay Nepomnyashchiy) et un roman intitulé Prisoner of Evil par Igor Minutko. Ces productions littéraires sont si faibles qu’il est impossible d’en livrer une quelconque recension en gardant son sérieux. Il faut néanmoins dire quelques mots au sujet du roman de Minutko. Pour la première fois, Crowley y apparaît comme personnage de roman. Sur ordre du renseignement britannique, il y combat le ‘bon magicien’ Georgy Gyurgiev, puis aide Hitler, etc. Tout cela est copieusement assaisonné d’une écœurante rhétorique orthodoxe, la Russie étant choisie par Dieu, etc. Crowley est un personnage incontournable des ouvrages orthodoxes anti-sataniques.


Il faut noter, chose amusante, que le premier texte de Crowley édité en Russie ne fut aucun de ses écrits classiques sur la Magick mais un court extrait de An Astrologie, Archetypes of the Astral Universum according to Mythology and Western Tradition. Dans l’introduction, on affirme que Crowley fut un ‘célèbre magicien’, et c’est tout ce qu’un lecteur curieux peut y apprendre à son sujet.


Les travaux de Crowley sur la Magick apparurent en Russie pour le cinquantième anniversaire de sa mort – en 1997. A cette date, l’œuvre la plus célèbre de Crowley, Le Livre de la Loi, traduite par le fameux astrologue russe Yevgeny Kolesov, fut publiée dans une petite ‘revue de recherche spirituelle’ : Potok. Bien sûr, conformément à la tradition russe, on ne put s’empêcher de faire jouer la censure, même dans pareil contexte. Kolesov supprima donc un passage du chapitre III contenant la description de Rituels Magiques à effectuer devant la Stèle de la Révélation, ‘car il contient, sans aucun code secret, des formules magiques (…) pouvant constituer un piège pour l’ignorant’ (telle est son explication). De même, il supprima un passage qui, d’après Kolesov, comportait ‘une série d’expressions extrêmement péjoratives adressées aux grandes religions mondiales’. Néanmoins, le texte intégral du Livre de la Loi se trouvait déjà à cette date sur Internet et l’on pouvait aisément retrouver les fragments omis.


La même année, un ensemble de textes de Crowley fut publié par les Editions ‘Unicorn’, sises dans la ville d’Ufa : ‘Aleister Crowley : The Book of the Law, Biography, Tarot Baphomet’. Cet ensemble contenait principalement des choses déjà connues du public russe : la biographie de Crowley tirée du livre XX century’s mystics par Elisabeth Wonderhill (déjà publié auparavant), la réédition récurrente d’un chapitre sur Crowley tiré du livre de Wilson, une nouvelle traduction du ‘Livre de la Loi’ (cette fois sans omissions et avec une introduction), et une interprétation du Thoth Tarot. La seule nouveauté de cette compilation était un texte étrange, Victor Neuburg : Crowley in Berlin, 1938. Il est écrit à la première personne (soit Neuburg) et il y est rapporté une conversation qui aurait eu lieu entre Crowley et Huxley. La phrase centrale en était : ‘Vous ignorez, bien sûr, que ce sont les deux plus importantes personnalités de l’O.T.O. qui ont personnellement fait Adolf Hitler’. Evidemment, les lecteurs russes qui ne prirent pas cette histoire pour une fiction (ce qu’elle était) mais comme une sorte de témoignage ou de documentaire, tirèrent de ces paroles les conclusions que l’on peut imaginer. Dans les faits, le seul lien entre l’O.T.O. et Hitler fut que ce dernier expédia Karl Germer – n°2 de l’O.T.O. et chef de la branche allemande – en camp de concentration. Mais peu de gens en Russie savaient cela. (Martha Kuntzel, astrologue allemande et membre de l’O.T.O., prétendait être l’astrologue d’Hitler, mais la fausseté de cette allégation fut démontrée).


Il est cocasse de noter que, pour le 50ème anniversaire de la mort de Crowley, même les journaux russes se mirent à publier ses textes. Par exemple, le Liber Cheth, et un portrait par Crowley de son épouse Rose Kelly, furent publiés dans Limonka, un périodique du parti (droite radicale) National-Bolchévique. La traduction de ce texte fut effectuée par un écrivain, et DJ de Radio-101, dénommé Georgy Osipov (lequel s’est occupé des textes de Crowley durant plusieurs années). Elle est de qualité suffisante. On peut se demander ce que comprirent les radicaux de droite à ce texte extrêmement sophistiqué, traitant de Magie Sexuelle et concernant les plus hauts grades de l’initiation. Souhaitons qu’ils en aient au moins apprécié la poésie.


Il importe de signaler qu’au début des années 90 les nationaux-bolchéviques et leur principal idéologue Alexandre Douguine tentèrent de faire connaître Crowley aux masses populaires avec une enviable persistance. Il ne s’agissait pas, bien sûr, du Crowley ésotérique ou du Crowley magicien mais du Crowley ‘révolutionnaire-conservateur’, courageux adversaire du ‘régime mondialiste’.


Tout commença début 1993 avec la visite à Moscou d’un remarquable personnage se faisant appeler ‘Frater Marcion’, chef de l’O.T.O. en France. Des extraits d’un entretien furent diffusés dans le programme télévisé de Douguine, puis repris dans la deuxième livraison de son almanach intitulé Mily Angel, ainsi que dans l’ouvrage The way to Apocalypses, knocking to the Golden Gate (première édition, 1997), par Yury Vorobyevsky, compagnon de Douguine à l’époque. Après s’être présenté comme le chef de la branche française de l’O.T.O., le ‘Frater Marcion’ se mit à gloser verbeusement sur les étroites connections entre nazisme et sociétés secrètes, et prétendit que tout ‘ce qui était dit sur ce qui se passait dans les camps de concentration nazis relevait d’une immense exagération’. Puis il promit aux spectateurs, de manière sentencieuse, ‘qu’ils verraient par eux-mêmes les fruits de sa visite en Russie dans un avenir proche’. Il avait tout à fait raison pour ce qui est de cette dernière allégation.


Mais, tout d’abord, précisons quelques points : le véritable nom du ‘Frater Marcion’ est Christian Bouchet. Dans son pays natal, il est moins célèbre pour ses recherches sur la magie que pour ses activités dans un groupe néo-nazi nommé Nouvelle Résistance, son infatigable combat contre le sionisme et les amitiés particulières l’unissant à des fondamentalistes libyens et iraniens. Il n’a jamais été le chef d’une branche française de l’O.T.O. De fait, Bouchet fut membre de l’Ordre durant une dizaine d’années avant d’en être exclu, pour en avoir violé les règles, juste après avoir reçu son premier degré d’initiation. Signalons qu’il fut exclu de l’Ordre en 1992, avant même sa visite en Russie.


Difficile de dire si la crapule française dupa les ‘révolutionnaires-conservateurs’ russes qui lui offrirent l’opportunité de parler au nom de l’O.T.O. dans leurs médias ou si eux-mêmes participèrent à la fraude.


Il ne faudrait cependant pas imaginer que les ‘révolutionnaires-conservateurs’ soient trop scrupuleux. Pour exemple : ils inclurent dans leur émission TV en date de 1995, ‘Mystères du siècle’, traitant entre autres de l’O.T.O. et de Crowley, des extraits du film anti-maçonnique ‘Forces Occultes’ (1943), réalisé par le fasciste français Bernard Fey. Une voix off affirmait que ‘cette séquence avait été tournée dans une Loge du Rite Ecossais’. Cette manipulation était exclusivement basée sur la totale ignorance du public russe qui ne connaissait pas le film et prit donc les acteurs pour de véritables francs-maçons.


Il est comique de noter que, la même année, les ‘révolutionnaires-conservateurs’ tentèrent de se servir du nom de Crowley dans le cadre de leur campagne électorale de 1995 (ils visaient le Parlement russe). Au cours des concerts préélectoraux organisés pour la jeunesse, on put les entendre réciter des extraits du Livre de la Loi mixés avec des chants patriotiques de l’époque soviétique. Il y avait aussi des comédiens qui, avec des marionnettes, mimèrent des cérémonies de magie sexuelle. La magie sexuelle des marionnettes fonctionna mal et la campagne électorale d’Alexandre Douguine, leader des révolutionnaires-conservateurs, fut un échec.


Il semblerait qu’après cela nos ‘révolutionnaires-conservateurs’ aient été déçus par Crowley : ils tentèrent alors, ardemment, de se lier d’amitié avec les vieux-croyants russes. Cela semble avoir influencé leur publication des traductions déjà effectuées des écrits de la Grande Bête sur la Magick. Dans la troisième livraison de l’almanach Mily Angel (1998), Le Livre de la Loi fut à nouveau publié avec des passages censurés. Une note précise : ‘des blasphèmes ont été omis, lesquels à notre avis ne sauraient être publiés dans une contrée orthodoxe’.


La même année, la traduction du Livre de la Loi par Yevgeny Kolesov fut rééditée : encore avec les omissions. Le volume incluait également les textes intégraux du Livre des Mensonges et du roman Moonchild.


Le principal défaut de cette édition était l’absence quasi complète des indispensables commentaires. Le résultat en fut que non seulement l’humour subtil de Moonchild mais même le sens de certains passages de ces textes étaient absents.


Une production supérieure en qualité vit le jour cette année-là : Magick, Theory & Practice par Aleister Crowley, en deux volumes (publiés chez Lokid-Myth). La qualité de la traduction aurait pu être meilleure, et les commentaires plus détaillés, mais c’était néanmoins la première fois que les Thélémites Russes pouvaient se procurer l’œuvre qui les aiderait à se faire une idée plus ou moins adéquate de la Magick Thélémite.


Enfin, en 2000, Janus Books édita Eight Lectures on Yoga. Certains extraits du Liber IV, portant sur les techniques yogiques, figurent en appendice. Cependant, l’édition ne contient aucune référence aux sources originales. Cette édition est remarquable car elle contient une traduction de la préface rédigée par le chef de l’O.T.O. : Hymenaeus Beta, Frater Superior. Bien sûr, conformément à la tradition russe, ni Hymenaeus Beta, ni l’O.T.O. qui possède les copyrights de Crowley, ne furent informés du projet.


La publication des principaux écrits de Crowley inaugura en Russie la tradition de la Magick Thélémite. Le premier membre russe de l’O.T.O. fit son apparition il y a quelques années. En 1998, les thélémites russes éditèrent une nouvelle traduction du Livre de la Loi, dont la fidélité fut le fruit de grands efforts. Supervisée par l’O.T.O., cette traduction bénéficia du concours de ses dirigeants. D’autres traductions des écrits de Crowley sont également prêtes pour la publication.


Au printemps 2000, le Suprême Conseil de l’Ordre délivra une Charte pour la fondation de la première branche russe de l’O.T.O. : le Camp Pan’s Asylum. Les membres de l’Ordre qui visitèrent récemment la Russie répétèrent que la Magick de Thelema connaîtrait un grand nombre d’ardents disciples dans ce pays. Il existe des raisons de penser que cette prévision s’avèrera exacte dans un proche avenir.

Source : http://oto.ru/cgi-bin/article_eng.pl?eng/articles/russia/cr_rus_books.txt
Traduction © Yury Domashenko, 2002 e.v.

samedi 14 septembre 2013

Aleister Crowley & Rosaleen Norton, peintres

La Jérusalem des Terres Froides a trouvé un petit article sur la période peintre d'Aleister Crowley qui ne fait pas dans la diabolisation gratuite, comme c'est le cas en général quand les massmédias parlent de cet homme. Il a été repris ici avec les images accompagnant l'original. Les deux peintures de Crowley font partie de la « collection de Palerme » (16 oeuvres) et on les retrouve dans le recueil Peintures inconnues d'Aleister Crowley. La collection de Palerme, paru chez Archè Milan en 2008.

Aleister Crowley and esoteric art open window to the sacred

Par Andrew Taylor
Paru dans le Sydney Morning Herald le 6 septembre 2013

Artists are renowned for leading debauched lives but few were as outrageous as the English occultist Aleister Crowley, described by one Sunday newspaper as "the wickedest man in the world".

Also known as The Great Beast 666, Crowley set up the occultist "anti-monastery" The Abbey of Thelema in 1920 and was a frequent drug user who had ritual sex with both men and women.

His portraits, landscapes and trance paintings were created as part of his occult practices and influenced by symbolism and expressionism, says curator Robert Buratti.

 Influenced by symbolism and expressionism: Aleister Crowley.
Influenced by symbolism and expressionism: Aleister Crowley

His work, like those created by the "witch of Kings Cross", Rosaleen Norton, sought out the divine, but were shunned by the art world.

"Its premise lies in the idea that art can succeed where organised religion has failed," Buratti says. "Hence the movement has suffered the disdain of wider society, who prefer that art exists as simple decoration."

Crowley and Norton are among the artists whose works are on show in Windows to the Sacred: An Exploration of the Esoteric at S.H. Ervin Gallery.

Vilified in her lifetime: Rosaleen Norton, artist and ?"witch of Kings Cross".
Vilified in her lifetime: Rosaleen Norton, artist and "witch of Kings Cross"

The exhibition also includes works by Canadian Jeff Martin and others who have been influenced by Crowley and Collective 777, the art guild of the Ordo Templi Orientis, a religious cult led by him in the early 20th century.

Also included is work by Indigenous artist Danie Mellor, who uses the symbols of Freemasonry to approach the secret tribal knowledge of indigenous Australians and their culture clash with the West.

"Often the imagery of esoteric art is confronting, and certainly not something to match your curtains to,"

Esoteric: Aleister Crowley's The Moon (Study for Tarot) 1920, oil on board.
Esoteric: Aleister Crowley's The Moon (Study for Tarot) 1920, oil on board. Photo: Ordo Templi Orientis

Buratti says. "Rosaleen Norton wasn't creating work to meet a fashionable market, and Aleister Crowley certainly wasn't painting to please the aristocrats."

Norton's graphic illustrations and paintings of devils and demons appear quaint these days, but were regarded as pornographic and obscene in the 1930s and '40s, with police regularly removing her artwork from public display.

She became even more notorious after becoming the lover of English conductor Sir Eugene Goossens, who was arrested for trying to bring 800 erotic photographs, film and ritual masks into Australia from London.

Artists like Crowley and Norton suffered intense vilification during their lifetime, but became influential figures in popular culture.

Crowley was included on the cover sleeve of the Beatles' 1967 album Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band, Led Zeppelin's Jimmy Page collected his clothing, manuscripts and ritual objects and Ozzy Osbourne released a song titled Mr. Crowley.

Norton's life has been depicted on stage and inspired a number of books including Homage to Pan: The Life, Art and Sex Magick of Rosaleen Norton.

Buratti says esoteric art is usually part of a personal spiritual practice, often of a ritual or magical nature.

"It fundamentally asks the artist to delve into their own existence, and the artwork functions like a diary of that ordeal or a prompt to delve even further," he says.

He says esoteric artists such as Norton and James Gleeson, the father of Australian Surrealism, use techniques like meditative trance to find a deeper truth.

"Sometimes the resulting images can be very disturbing, while others manifest a kind of beauty that only esoteric art seems to conjure."

Windows to the Sacred is on at S.H. Ervin Gallery until September 29.

jeudi 12 septembre 2013

Djemila Benhabib serait-elle juive sépharade ?

L'administrateur de la Jérusalem des Terres Froides a dans ses connaissances un vieux Tunisien avec une excellente culture générale. Un jour l'auteur de ces lignes discute avec lui et lui explique que nous avons nous aussi au Québec notre personnalité médiatique qui a pour but de faire envenimer le conflit de civilisation, exactement comme Caroline Fourest en France. Il s'agit de Djemila Benhabib, une semi-Algérienne débarquée ici il y a quelques années et qui a été annoncée en grande pompe par Victor-Lévi Beaulieu, qui a publié ses deux premiers livres. Elle est bien sûr l'égérie de tous ceux qui veulent casser du sucre sur le dos des « barbus » et des « voilées », ceux qui veulent nous vendre le « péril vert » comme les Martineau, Roy, Dutrizac, Facal, Ravary et cie. Le contact maghrébin de votre serviteur l'écoute et lui répond, sur un air interrogatif : « Est-tu sûr qu'elle est bien arabe, qu'elle ne serait pas plutôt juive sépharade ? Je ne pourrais pas te l'assurer sur le moment mais vérifie sur internet, car si je ne me trompe pas, Benhabib ce n'est pas arabe, c'est juif ».

Depuis il y a eu vérification sur le ouèbe et voyez ce qui a été trouvé. Sur cette liste de Modia.org, nous avons une liste des noms de famille typiques des Juifs sépharades, dans laquelle on retrouve... Benhabib ! Eh oui. Bien sûr, un nom de famille sur une liste « en ligne » ne constitue pas une preuve en soi mais ça reste un élément qui ne peut être ignoré. Également, il est dit sur sa page française de Wikipedia qu'elle a été fonctionnaire fédérale. Une Arabe fraîchement débarquée qui obtient un poste au fédéral, où la difficulté d'y entrer est reconnue... tandis qu'une Juive sépharade, fort probablement sioniste et sayanat, ce serait beaucoup moins surprenant ! Elle était déjà connue au fédéral, elle avait été finaliste aux Prix du Gouverneur-général en 2009 pour son premier livre.

Le gestionnaire de la JTF a aussi souvenir de mai de cette même année 2009. À une assemblée de la Fédération des Femmes du Québec où l'organisation se prononce contre l'interdiction des signes religieux dans la fonction publique, la Benhabib s'était mise à hurler que celle-ci avait été infiltrée par les islamistes. Ce qui était faux, évidemment, mais une sioniste en mission de répandre l'huile sur le feu aurait-elle fait mieux ?

Cette petite remarque troublante aurait pu être rédigée pour la tribune libre de Vigile.net, mais considérant le jeu très trouble des « Amis de Vigile », qui se disent officiellement anti-mondialistes mais qui dans les faits vont très souvent dans le sens du Quebecor (promotion du conflit de civilisation sous la table par le support de la « charte des valeurs québécoises », mise-à-l'avant-scène systématique de la Benhabib, travail anti-Desmarais de Le Hir qui n'hésite pas à être en entrevue pour le Journal de Montréal, l'habitué Pierre Cloutier qui propose Péladeau comme premier ministre pour faire l'indépendance, relai systématique du féroce prêcheur de haine contre l'Islam Nouvelle langue française + les prêcheurs de haine maison comme Réjean Labrie et cie.), l'auteur de ses lignes préfère la partager sur son propre site, où il n'y a aucun risque d'une censure hypocrite et malhonnête.

Encore une fois, répétons pour être bien sûr de se faire comprendre : il n'y a pas de preuve formelle que la Benhabib soit Juive sépharade sioniste mais il y a assez d'éléments pour que la question puisse être posée.