mardi 29 juillet 2014

La judéophobie manifeste de Salim Laïbi

Le 25 juin dernier, la Jérusalem des Terres Froides a fait paraître un article, L'effroyable imposture « sabbataïste » de Salim Laïbi,  où il était démontré que les histoires de « frankisme » et de « sabbataïsme » du guénolâtre bouffe-MacDo sont en fait une tentative de diaboliser l'ensemble de la religion juive, bien que celui-ci s'en défende sur son blog personnel. Le 4 juillet dernier, la JTF relayait une vidéo-Youtube de Street Télé Virtuelle où il était démontré le sadisme de la secte soralienne. Aujourd'hui, une nouvelle vidéo du même diffuseur est présentée ici dans laquelle, par un chemin différent de celui de l'auteur de ces lignes, il arrive à la même conclusion à savoir que c'est bel et bien l'ensemble du judaïsme que Salim Laïbi attaque.



vendredi 25 juillet 2014

« Le vaudou un élément indéniable de la culture du peuple haïtien » dixit Cardinal Chibly Langlois

Après celui d'AlterPresse, un nouvel article où le cardinal haïtien Chibly Langlois se défend d'avoir parlé en mal du Vaudou dans l'entrevue qu'il a donné au journal britannique The Guardian. Celui-ci provient de la section de langue française d'Haïti Libre.


---« Le vaudou un élément indéniable de la culture du peuple haïtien » dixit Cardinal Chibly Langlois---


Paru sur Haïti Libre
Le 25 juillet 2014

Haïti - Religion : «Le vaudou un élément indéniable de la culture du peuple haïtien,» dixit Cardinal Chibly LangloisSuite à la polémique déclenchée par ses propos contre le vaudou http://www.haitilibre.com/article-11594-haiti-religion-vous-ne-pouvez-pas-etre-vaudouisant-et-catholique-dixit-mgr-langlois.html , le Cardinal haïtien Chibly Langlois, précise dans une note, que les fragments de son entrevue publiée dans le journal The Guardian, ne reflètent pas fidèlement sa vision du vaudou.

Sans toutefois remettre ces « fragments » dans le contexte de cette entrevue, le Cardinal Langlois reconnait aujourd’hui que le vaudou est « un élément indéniable de la culture du peuple haïtien. »

Explications du Cardinal Chibly Langlois :

« 1 - Dans un article paru dans le journal Britannique The Guardian le dimanche 13 juillet 2014 titré - Vodoo won’t save Haïti, says Cardinal - il a été rapporté des bribes d’une entrevue que j’ai accordée à la journaliste Rashmee Roshan Lall. Ces fragments tels que mentionnés ont suscité dans notre communauté des commentaires qui traduisent une certaine inquiétude ;

2 - Ce qui a été publié ne reflète pas fidèlement ma vision du vaudou en tant qu’élément indéniable de la culture du peuple haïtien. Je ne saurais considérer et encore moins énoncer publiquement que : le vaudou est un mal social. De tels propos contrastent de façon radicale avec ma manière de proposer à tous l’Evangile, qui n’invite ni à juger ni à condamner.

3 - Avec le Concile Vatican II dont nous célébrons le 52ème anniversaire de l’inauguration cette année, l’Église, sous l’action de l’Esprit, utilise des méthodes nouvelles et plus adaptées en vue d’une évangélisation plus encline aux dialogues avec les autres religions. Le document Nostra Aetate l’a signifié sans ambages :

4 - À notre époque où le genre humain devient de jour en jour plus étroitement uni et où les relations entre les divers peuples se multiplient, l’Église examine plus attentivement quelles sont ses relations avec les religions non chrétiennes. Dans sa tâche de promouvoir l’unité et la charité entre les hommes, et aussi entre les peuples, elle examine ici d’abord ce que les hommes ont en commun et qui les pousse à vivre ensemble leur destinée. (Nostra Aetate no. 1) ;

5 - Forte de cette exhortation magistérielle, l’Église d’où qu’elle œuvre aujourd’hui a le devoir d’annoncer l’Évangile à tous sans aucun esprit triomphaliste et en respectant les valeurs qui caractérisent toutes les religions. Notre vision de Dieu nous différencie les uns des autres, mais nous demeurons des frères parce que nous avons tous le même Père, Dieu (cf. Malachie 2,10 ; Ephésiens 4, 6). Cette conception nous fait vivre notre foi de manières diverses et nous confère une identité propre que nous devons tous assumer. En ma qualité de Pasteur, il est de ma responsabilité d’exhorter nos fidèles à demeurer attachés à la foi catholique et à la vivre sans équivoque en évitant tout amalgame ;

6 - La mission évangélisatrice de l’Église l’oblige à œuvrer pour la paix et l’unité entre les hommes. Nous ne pouvons rien construire sur nos divisions de quel qu’ordre qu’il soit, il nous faut miser surtout sur ce qui nous unit. Le prosélytisme ne peut qu’attiser les divergences et distendre les liens qui doivent nous attacher les uns aux autres. Le processus de dialogue initié par la Conférence Épiscopale d’Haïti, loin d’être circonscrit dans le périmètre du sociopolitique, indique aussi la disposition de l’Eglise locale à toutes formes de dialogues dont l’interreligieux, en vue d’une cohabitation pacifique et respectueuse de notre terre d’Haïti ;

7 - Ma prière accompagne tout le peuple haïtien dans sa quête d’intimité avec Dieu et d’union entre nous Haïtiens.

Cardinal Chibly Langlois »

jeudi 24 juillet 2014

Le Cardinal Chibly Langlois rectifie les propos anti-vodou qui lui étaient attribués

Le 22 juillet dernier, la Jérusalem des Terres Froides vous rapportait un fait divers où le primat de l'Eglise catholique haïtienne, Chibly Langlois, s'en serait pris à la religion vaudoue lors d'une entrevue pour le journal britannique The Guardian. Eh bien il y a une demi-heure à peine avant la rédaction de ces lignes, le site AlterPresse nous informe que « Le Cardinal Chibly Langlois rectifie les propos anti-vodou qui lui étaient attribués ». Voici l'article en question :

Rajout du 25 juillet 2014 :
Haïti Libre : « Le vaudou un élément indéniable de la culture du peuple haïtien » dixit Cardinal Chibly Langlois.


---Le Cardinal Chibly Langlois rectifie les propos anti-vodou qui lui étaient attribués---


Paru sur le site d'AlterPresse
Le 24 juillet 2014


« Je ne saurais considérer et encore moins énoncer publiquement que le vaudou est un mal social ».

C’est en ces termes que le Cardinal haïtien Chibly Langlois a réagi face aux récents propos anti-vodou qui lui ont été attribués par le journal britannique The Guardian.

Le cardinal Langlois aurait affirmé que « Le vodou ne sauvera pas Haïti » et qu’il constituerait « un problème social », selon les propos rapportés par le journal, et qui ont suscité la réprobation de plusieurs secteurs.

« Ce qui a été publié ne reflète pas fidèlement ma vision du vodou en tant qu’élément indéniable de la culture du peuple haïtien », affirme cependant le cardinal Langlois dans la note.

Toutefois, il avance qu’en sa qualité de pasteur de l’église catholique, il est de sa responsabilité d’exhorter ses fidèles « à demeurer attachés à la foi catholique et à la vivre sans équivoque en évitant tout amalgame ».

L’Eglise doit « annoncer l’évangile à tous sans aucun esprit triomphaliste et en respectant les valeurs qui caractérisent toutes les religions ».

Dans une note de presse en date du 16 juillet 2014, le regroupement des principales religions actives dans le pays, baptisé Religion pour la paix - dont fait partie l’église catholique romaine en Haïti a critiqué les propos du Cardinal qui sont de nature, selon lui, à exacerber les tensions dans le pays.

Ces déclarations risquent aussi de détruire, encore plus, les liens entre les citoyennes et citoyens haïtiens, a estimé Religion pour la paix.

En 1935, les pratiques du vodou ont été jugées supertitutieuses par une loi prise par le président Sténio Vincent.

De 1939 à 1942, des opérations de vandalisme de temples du vodou et des campagnes anti-superstitieuses, connues sous le nom de "kanpay rejte"(campagne de rejet), ont été enclenchées par beaucoup de religieux catholiques romains.

Ces persécutions avaient fait plusieurs victimes parmi la population haïtienne et détruit plusieurs péristyles du vodou.

Le pape François et la magie catholique de l'exorcisme

Après avoir écrit sur l'Eglise Catholique de « monseigneur » Chibly Langlois qui condamne la religion vaudoue sous des prétextes de « magie »,  la Jérusalem des Terres Froides a décidé de s'attarder un peu sur le sujet du catholicisme et de la magie. Comme il avait déjà été dit à l'article Et le champignon créa Dieu, l' « équipe » de la JTF est abonnée à la chaîne de courriels d'Info-Secte et elle reçoit ainsi les nouvelles les plus récentes sur tout ce qui concerne ce domaine. Or, il s'adonne qu'au début de ce mois de juillet 2014, le pape François I a reconnu une association d'exorcistes. Et l'exorcisme, ça fait partie du domaine de la magie. L'auteur de ces lignes s'en réfère ici à Jean-Luc Caradeau quand il explique au pasteur Ramseyer le principe de conjuration dans le rituel d'exorcisme, qui est indubitablement un acte magique.

La chaîne-courriels d'Info-Secte a relevé quatre articles de la presse « mainstream » qui ont parlé de cette reconnaissance pontificale d'une association d'exorcistes, deux en anglais et deux en français. La Jérusalem des Terres Froides vous les présente ici en ordre chronologique.


---Exorcist Association Gets Green Light From Vatican---


Paru sur le site du Huffington Post
Le 2 juillet 2014 


VATICAN CITY (AP) - Exorcists now have a legal weapon at their disposal.

The Vatican has formally recognized the International Association of Exorcists, a group of 250 priests in 30 countries who liberate the faithful from demons.

The Vatican newspaper L'Osservatore Romano reported Tuesday that the Vatican's Congregation for Clergy had approved the organization's statutes and recognized the group under canon law.

More than his predecessors, Pope Francis speaks frequently about the devil, and last year was seen placing his hands on the head of a man purportedly possessed by four demons in what exorcists said was a prayer of liberation from Satan.

The head of the association, the Rev. Francesco Bamonte, said the Vatican approval was cause for joy. "Exorcism is a form of charity that benefits those who suffer," he told L'Osservatore.


---Le Vatican reconnaît l'Association des exorcistes---


Paru sur 7 sur 7
Le 3 juillet 2014


Le Vatican a reconnu l'Association internationale des exorcistes (AIE), donnant son soutien à une pratique qui n'est pas admise ou appréciée par tous dans l'Eglise, a révélé jeudi le quotidien du Vatican, l'Osservatore Romano.

Le journal du Vatican a révélé que la Congrégation vaticane pour le clergé avait signé le 13 juin dernier un décret approuvant les statuts juridiques de l'Association.

Plus souvent que ses prédécesseurs, le pape François évoque la présence nocive du "diable", du "démon", de "Satan" dans le monde, et la nécessité de lutter par différents moyens contre elle.

L'exorcisme, auquel Jésus avait recours selon la tradition des Evangiles, revient à "chasser les démons", forces du mal qui "possèdent" une personne.

Peu après son élection, François s'était arrêté dans la foule place Saint-Pierre devant un homme et lui avait imposé les mains, dans ce qui ressemblait à un exorcisme. Le Vatican avait démenti qu'il se soit agi d'un exorcisme, parlant simplement d'une prière intense.

Jorge Bergoglio vante souvent les expressions d'une religiosité populaire existant en Argentine, notamment la piété mariale, le culte des saints et les pèlerinages.

L'idée de réunir dans une association les exorcistes revient au père Gabriele Amorth, célèbre exorciste de la Cité du Vatican et du diocèse de Rome, alors que ces pratiques occultes commençaient à attirer un nombre croissant de fidèles en difficulté dans les années 80.

En 1991, naissait l'Association des exorcistes italiens. Par la suite, le père Amorth organisait des rencontres avec des exorcistes d'autres pays. Aujourd'hui, l'AIE compte 250 exorcistes dans trente pays.

Le père Francesco Bamante, exorciste de Rome et président de l'AIE, a souligné à l'Osservatore que "l'exorcisme est une forme de charité au bénéfice des personnes qui souffrent" de profonds troubles intérieurs. Il a espéré que "d'autres prêtres se rendent compte de cette réalité dramatique, souvent ignorée et sous-évaluée". 

---Exorciste : entrefonction officielle et charlatan dangereux---

 
Par Ludivine Ponciau et Elodie Blogie
Paru sur Le Soir
Le 8 juillet 2014 

Le Vatican vient de reconnaître une association de prêtres exorcistes. Rien de bien sorcier: les prêtres exorcistes sont nommés officiellement par leur diocèse. Mais ce n’est pas le cas partout: les exorcistes, en Belgique comme ailleurs, changent de visages selon les cultes. 

La semaine dernière, le Pape, ou plus précisément la congrégation pour le clergé, reconnaissait juridiquement les statuts de l’Association Internationale des Exorcistes. Si le terme d’exorcisme évoque a priori une forme de sorcellerie digne de l’époque médiévale ou de films d’horreur glaçants, il n’en recouvre pas moins une réalité qui fait partie intégrante de la vie religieuse actuelle… y compris en Belgique!

Chaque diocèse dispose en effet d’un prêtre exorciste désigné officiellement par l’évêque. Mais on est loin des scènes violentes de l’imaginaire populaire, comme l’explique Tommy Scholtès, porte-parole des évêques belges: «Il s’agit davantage d’un accompagnement spirituel et psychologique de personnes qui expriment un certain mal-être. Le prêtre conseillera d’ailleurs parfois de rencontrer un psychologue. Les vrais exorcismes pour des fidèles qui ont l’impression d’avoir vu le diable ou d’être possédés sont rares». Dans de tels cas, une prière de délivrance peut être prononcée, dans une cérémonie très codifiée. Des formations sont par ailleurs régulièrement organisées à Rome pour les prêtres en question.

Une codification qui n’est pas de mise dans le culte protestant évangélique, qui ne reconnaît aucun exorciste officiel. «S’il doit y avoir un exorcisme, c’est la communauté elle-même, via son simple pasteur qui intervient», explique Yves Gabel, pasteur bruxellois, responsable pour la communication des évangéliques francophones. Là encore, parler d’exorcisme est un grand mot: «Je ne crois pas à l’acte magique, affirme le pasteur qui, sur sa carrière, a eu affaire à une dizaine de cas. Mais, comme la parole d’un psy, la parole d’un prêtre ou d’un pasteur peut amener quelqu’un à changer de vie». Par «exorcisme», il comprend donc «une écoute attentionnée» et, parfois, quelques gestes: apposer les mains sur le visage, lire un extrait de la bible, mais «sans bougies, ni cinéma!». Pourtant, des dérives existent «aux frontières des mouvements chrétiens ou protestants, dans les milieux non-reconnus par l’État ou les milieux ethniques traditionnels africains ou sud-américains». 

Les églises pentecôtistes, grandes adeptes de l’exorcisme  

Des mouvements également pointés par le Centre d’information et d’avis sur les organisations sectaires nuisibles (CIAOSN). Ce dernier est régulièrement contacté par des personnes inquiètes pour un membre de leur entourage lorsque celui-ci intègre une communauté religieuse pratiquant des exorcismes. Un rituel régulièrement pratiqué chez les Pentecôtistes dont les adeptes se comptent par milliers en Belgique. Le pentecôtisme est un courant de l’évangélisme donnant une place prépondérante aux récits de la Pentecôte relatant l’irruption du Saint-Esprit sur les apôtres réunis à Jérusalem, et à l’inerrance de la Bible qui, dès lors, ne contient aucune erreur. C’est d’ailleurs ce qui le distingue des autres confessions. En Belgique, le Pentecôtisme est très répandu dans les communautés africaines et sud-américaines dont nombre sont implantées à Bruxelles, du côté de Matongé, de Saint-Gilles et d’Anderlecht.

«Ces églises accordent une importance particulière à Satan et attribuent souvent les difficultés personnelles des fidèles à une possession démoniaque», explique Anne-Sophie Lecomte du CIAOSN. L’exorcisme (ce terme n’est toutefois jamais employé en tant que tel au sein des communautés pentecôtistes) se pratique au cours d’une cérémonie religieuse appelée «délivrance» ou «cure d’âme». Présent dans le public, le fidèle est appelé à rejoindre le pasteur sur l’estrade. «S’en suit une apposition des mains accompagnée d’une série de paroles dans le langage «du Saint-Esprit». «En réalité, c’est une glossolalie, un enchaînement de syllabes ou de langues étrangères», précise la spécialiste. «Il arrive alors que la personne entre en transe, soit prise de tremblements, gesticule ou s’effondre sur le sol». Aussi impressionnant soit-il, le rituel ne représente pas un danger pour le fidèle. «A notre connaissance, aucun cas d’exorcisme au sein de cette communauté ayant eu des conséquences dommageables pour la personne exorcisée, n’est à déplorer».

Le danger de détourner une personne malade de son traitement médical est, par contre, plus à craindre. «Si vous avez un cancer ou que vous êtes schizophrène mais que le pasteur, lui, vous dit que vous souffrez parce que Satan est en vous et qu’il va vous guérir par un exorcisme, c’est évidemment problématique». 

Attention aux « imams autoproclamés »

Des dérapages, la communauté musulmane en a connus. Yacob Mahi, membre du conseil des théologiens, reconnaît qu’ils ont à plusieurs reprises été consultés pour des cas limites: «Certains imams autoproclamés sont des charlatans et cela peut mener à des pratiques dangereuses: immobilisation des genoux et des poignets, multiples bouteilles d’eau à ingurgiter, attouchements, coups». Autant de pseudo-rituels issus de croyances populaires, dans les Djinns par exemple, unanimement condamnés par l’Islam et les théologiens. Si un fidèle se présente à son imam et témoigne de son mal-être, il se verra au mieux offrir quelques lectures coraniques et un accompagnement spirituel en complément d’une aide médicale ou psychologique, souvent conseillée. Consciente des risques que courent les personnes les plus vulnérables, la ligue des imams initie parfois des campagnes de sensibilisation: dans leur prêche du vendredi, tous les imams du pays vont alors aborder le sujet. Et quand le conseil des théologiens est interrogé sur une pratique suspecte, il encourage les victimes à porter plainte. Mais ne peut s’en saisir personnellement.

En 2012, toute la presse avait relayé le procès de six personnes de confession musulmane qui s’étaient livrées à de multiples faits de torture sur une jeune femme, Latifa Hachmi, prétendument possédée par de mauvais esprits qui l’empêchaient d’avoir un enfant. Elle était décédée de ses blessures. Le mari de la jeune femme et le directeur de la secte avaient été condamnés à 9 ans de prison.


Ludivine Ponciau et Elodie Blogie 


---Pope Francis and the psychology of exorcism and possession---

Endorsement of exorcism by the Vatican will do nothing to prevent future tragedies like the death of Victoria Climbié


Par Chris French
Paru sur The Guardian
Le 9 juillet 2014


Last week it was reported that Pope Francis had formally recognised the International Association of Exorcists, a group of 250 priests spread across 30 countries who supposedly cast out demons. The head of the association, Rev Francesco Bamonte, announced that this was a cause for joy because, “Exorcism is a form of charity that benefits those who suffer.” While Pope Francis, who frequently mentions Satan, no doubt agrees with this sentiment, this granting of legal recognition to the concepts of possession and exorcism has come as something of a shock to those who do not share this world view.

Belief in possession is widespread both geographically and historically and is far from rare in modern western societies. A YouGov poll of 1,000 US adults last year found that over half of the respondents endorsed belief in possession and 20% remained unsure. Only 11% said categorically that they did not believe people could be “possessed by the devil”.

Is it possible that the pope is right and demons can sometimes take control of their victims’ behaviour? Are exorcists really bravely battling against the most powerful, evil forces imaginable? Or are possession and exorcism best explained in terms of psychological factors without any need to postulate the existence of incorporeal spiritual entities? I would argue that the available evidence strongly supports the latter interpretation.

There can be no doubt that some forms of behaviour that would once have been seen as evidence for possession by demons or evil spirits would now be recognised as being caused by neuropathology. Hippocrates, in The Sacred Disease, declared that epileptic convulsions were caused by brain malfunction, not evil spirits. Belief in possession was still widespread some 400 years later, however, when Jesus encountered an individual believed to be possessed but who was, in fact, clearly suffering from epilepsy.

Another condition that would often have been interpreted in a similar manner is Tourette’s syndrome. Interestingly, the first recorded description of a case of Tourette’s may be in Malleus Maleficarum (or Witch’s Hammer) published in the 15th century by Jakob Sprenger and Heinrich Kraemer. This notorious book served as a guide for identifying witches and the possessed and included a description of a priest whose tics were thought to be a result of possession by the devil. Although the symptom that people most readily associate with Tourette’s syndrome is vocal outbursts of foul language, this symptom is in fact quite rare, affecting only around 10% of sufferers. Having said that, this is probably the main symptom that, in times gone by, would have led to suspicion of possession.

There are several other neuropathologies (eg certain forms of schizophrenia) that might also have been interpreted as possession in less enlightened times (and sadly sometimes still are) but it is not plausible to explain all cases of apparent possession in neuropathological terms. It should also be borne in mind that the type of phenomenon that would be the main focus for the International Association of Exorcists is but one example of situations where an individual appears to have been taken over by some agent, resulting in a dramatic change in behaviour, mannerisms, voice and even, allegedly, memories.

Other examples would include mediums "channelling" communications from the dead; shamans inviting possession by the gods, ancestors or animal spirits; individuals apparently reliving past-lives, having gone through a process of hypnotic regression; and volunteers during hypnosis stage shows apparently taking on the identities of celebrities, animals or even aliens.

The controversial diagnosis of dissociative identity disorder (formerly known as multiple personality disorder) is yet another example of this phenomenon, though many commentators, myself included, believe that it is not in fact a genuine psychiatric disorder but is instead a product of dubious forms of therapy.

The sociocognitive approach, as outlined by Nick Spanos in his posthumously published book, Multiple Identities and False Memories, has the potential to explain all the phenomena listed in the previous two paragraphs without the need to invoke disembodied spiritual entities. Essentially, this approach argues that all of these phenomena reflect learned patterns of behaviour that constitute particular recognised roles within specific cultural contexts.

Although it may not always be immediately obvious, there are often benefits to enacting the role of being possessed. Indeed, in many societies, certain forms of possession are welcomed. For example, glossolalia, or “speaking in tongues”, is encouraged in many western Christian societies and is interpreted as possession by the Holy Spirit. During glossolalia, the individual produces vocalisations of meaningless syllables. Although these may sound superficially like a foreign language, analysis shows them to have no true linguistic structure whatsoever. Glossolalia can sometimes involve dramatic behaviour such as convulsions, sweating and rolling eyes but can also be much more subdued. The actual form the glossolalia takes is entirely determined by the expectations of the particular religious community involved.

For less positive forms of possession, the benefits of taking on this role may be harder to identify but they still exist. As Michael Cuneo describes in his excellent book, American Exorcism, the phenomena of alleged possession and exorcism are much more widespread in the US than is officially recognised. For many people, the idea that all of their previous socially and morally unacceptable behaviour was not in fact their fault but due to possession by demons is appealing. Furthermore, once those demons have been exorcised, the repentant sinner is now welcomed back into the loving arms of his or her community.

Anthropologists have pointed out that in some cultures, those with little or no social influence can let off steam and vent their true feelings towards the more powerful members of their society while “possessed” without having to face any repercussions. They are not held to be responsible for their actions, the possessing spirit is. It is notable that historically in Europe, it was women who were much more likely to be “possessed” than men.

Of course, we must not forget that the outcome for the person who is labelled as “possessed” can sometimes be far from positive. To give one notorious example, the parents of 23-year-old Anneliese Michel and two West German priests were convicted in 1978 of causing her death (they received suspended sentences). They had starved the young epileptic as part of a horrendous 11-month exorcism. She weighed just 68 pounds (5 stone or 30 kilograms) at the time of her death. The Guardian has noted that belief in possession has been a factor in several child abuse cases in the UK, including the tragic death of Victoria Climbié in 2000.

The official recognition of such pre-Enlightenment beliefs by the Vatican will do nothing to prevent future tragedies of this kind.


Chris French

mardi 22 juillet 2014

Le mondialisme de l'Église Catholique contre la diversité culturelle du Vaudou

La Jérusalem des Terres Froides  a relevé un nouveau fait divers sur la religion vaudoue via sa page d'actualités personnalisée de Google News. Le 13 juillet dernier, le cardinal catholique d'Haïti, Chibly Langlois, donnait une entrevue au journal britannique The Guardian où il affirmait que la religion vaudoue n'apportait rien de positif au pays, que c'est en fait un « gros problème social » (« big social problem »). Pour appuyer sa déclaration, l'homme en soutane écarlate nous a donné un « exemple » qui en réalité est vide de sens, à savoir que le catholique, éduqué, irait voir le docteur s'il est malade tandis que le vaudouïsant, inculte, irait s'en référer aux superstitions charlatanesques des houngans (bien sûr, le représentant du Vatican n'a utilisé ouvertement des expressions comme « superstitions charlatanesques » mais ça reste que c'est exactement ça qu'il voulait dire). Dans son hypocrisie « biblique », Langlois ne mentionne pas que même s'ils sont bons Catholiques, la majorité de la population haïtienne ne peut tout simplement pas se payer financièrement le docteur « formé à l'occidentale » et bien que l'Eglise Catholique soit farouchement anti-Marx sous toutes ses formes, il y a quand même ici une réalité de lutte des classes. Sans compter que des Haïtiens fortunés qui sont allés voir le houngan au lieu du docteur « catholic-approved », ça s'est déjà vu et non, ils n'étaient pas incultes pour autant. Le houngan a un point-de-vue holistique qui peut faire des merveilles là où le médecin allopathique n'a que sa connaissance par coeur de sa liste de médicaments (et ce, quand il n'est pas carrément acheté par l'industrie pharmaceutique).

Cette déclaration anti-Vaudou du « monseigneur » ramène une problématique qui semble devenir de plus en plus importante au sein de l'institution romaine, à savoir la popularité de la magie au sein des populations. L'auteur de ces lignes fait référence ici au pape François I, qui a également fait une sortie contre la magie en juin de l'année dernière et qui a été rapporté par la Jérusalem des Terres Froides. L'impression personnelle de votre serviteur, c'est que les gens sont de moins en moins dupes des prétentions papistes à savoir que le catholicisme ne serait pas une magie comme les autres et cela commence à inquiéter au sein de la curie romaine. En tout cas une chose est sûre : c'est que l'accusation classique des ecclésiastiques en soutanes à savoir que la magie chercherait à contraindre Dieu est nulle et infondée. Non seulement, elle est nulle et infondée mais en plus, l'institution de Rome cherche elle-même à contraindre Dieu. Car quelqu'un comme Balaguer le fondateur de l'Opus Déi a trop de sang sur les mains pour que Dieu l'accepte ainsi au paradis parmi les plus grands mystiques. Mais l'Eglise Catholique n'en a cure, elle le canonise quand même (pour des raisons strictement politiques) et il est maintenant considéré saint, un modèle parfait, point barre, le pape est infaillible. Et les porteurs de tiares vont venir nous dire le plus sérieusemenent du monde qu'ils ne contraignent pas Dieu !

Mais revenons au Vaudou et au mépris que lui porte l'homme en robe rouge (robe rouge luxueuse qui rappelle davantage un praticien de la magie comme Merlin ou Vaïnamoïnen qu'un habit humble rappelant le « prince des pauvres »). L' « équipe » de la JTF a procédé à la revue de presse de cette anecdote et l'a recopié ici en fin d'article. D'abord le mot du Guardian à l'origine de cette affaire, suivi des premières réactions et de la protestation officielle exprimée par la plateforme politique haïtienne Religions pour la paix (heureusement, il y a des ecclésiastiques catholiques avisés qui ont une vue plus juste de la question que celle de Chibly, l'honneur de l'Eglise Catholique étant ici encore une fois sauvée par son bas-clergé à l'encontre des cardinaux vaniteux). Grosso modo, la série d'articles présentée plus bas suit l'ordre chronologique, du 13 juillet jusqu'au 18. Dans le cas du Guardian, il y avait une longue série de commentaires accompagnant l'article et votre aimable correspondant en a recopié quelques uns, ceux qui lui semblait les plus pertinents.

Comme pour le soralisme, il y en aurait encore long à dire sur ce cas présent et sur toute la question de la relation du catholicisme avec la magie. Langlois nous dit qu'être catholique et vaudouïsant est impossible, que le catholique doit être « catholique pur » et le vaudouïsant devrait être « vaudouïsant pur ». Sauf que l'Haïtien « lambda » est bien mieux avisé que son cardinal : sa vie n'étant pas facile, il veut avoir le Dieu catholique de son côté donc il participe au culte catholique et il veut aussi avoir Papa Legba et le Grand Maître de son côté, donc il participe aussi au culte vaudou, sa conception du monde étant assez souple pour concevoir les deux d'une façon harmonieuse, contrairement à Chibly Langlois qui est la proie des illusions entretenues par son endoctrinement et son mental egoïque. Et il y a le lourd contentieux historique de l'Eglise Catholique contre le peuple haïtien, Eglise qui a participé à la traite négrière et qui a collaboré avec l'occupant états-unien dans les années 30 (comme le raconte l'excellent documentaire Héritage vaudou, les prêtres catholiques se faisaient accompagner de soldats zuniens pour attaquer les lieux de cultes vaudous, avec meurtre des pratiquants, viols de leurs femmes et autres atrocités dont s'est rendu complice « la belle Église aimante de Chibly Langlois ». Et dire que Pierre Hillard nous balance sans broncher que l'Eglise Catholique pré-Vatican 2 est le meilleur obstacle au mondialisme !).

Rajout du 24 juillet 2014 :
AlterPresse : Le Cardinal Chibly Langlois rectifie les propos anti-vodou qui lui étaient attribués.

Rajout du 25 juillet 2014 :
Haïti Libre : « Le vaudou un élément indéniable de la culture du peuple haïtien » dixit Cardinal Chibly Langlois.


---Voodoo won't save Haiti, says cardinal---


Traditional faith 'offers no real solution for the poor' and is a big social problem, say new prelate


Par Rashmee Roshan Lall
Paru sur The Guardian (UK)
Le 13 juillet 2014


voodoo ceremony Haiti
Voodoo believers dance in the rain during an Easter ceremony in Souvenance, Haiti. 
Photograph: Ramon Espinosa/AP


Haiti's first Roman Catholic cardinal has described voodoo as a "big social problem" for his desperately poor country, arguing that the religion offers "magic" but no real solutions to a population deprived of justice and a political voice.

Chibly Langlois, who was made a cardinal by Pope Francis in February, linked Haiti's belief system to its chronic political problems, which he says force poor Haitians – the overwhelming majority of a population of 10 million – to seek supernatural solutions.

"If a person is well educated and has the financial means, they will go to a doctor [instead of the voodoo priest] when they get sick. If that same person went to the court to get justice they would not go to the voodoo priest to get revenge. It's a big problem for the church. And for Haiti," he said.

About 80% of Haitians are Roman Catholic; roughly half the population also practises voodoo – though many do not do so in public. "That's why voodoo ceremonies are conducted at night–time. They are ashamed to say they practise it," said Langlois.


Voodoo temple Haiti
Believers stand at the entrance to a temple before a voodoo ceremony in Souvenance, Haiti. 
Photograph: Dieu Nalio Chery/AP


Voodoo, which has its roots in west Africa's pantheist religions but incorporates images and rituals of Catholicism, has played a central role in Haitian society since before colonial times. A voodoo ceremony in August 1791 is said to have helped trigger Haiti's first big slave insurrection against the French colonisers. It was banned in 1934 and categorised as sorcery in the penal code.

In the 1940s Catholics in Haiti burned voodoo masks and drums in a series of "anti-superstition" campaigns. Meanwhile, Hollywood popularised the (entirely fictional) image of voodoo as a religion of zombies, devil worship and ceremonies involving wax dolls and pins.

Voodoo remained banned in Haiti until 1987, when a new constitution came into force, and it was not until 2003 that it was given legal recognition as a religion with equal standing to Catholicism.


Voodoo mud pool
A man swims in a mud pool during a mass ritual in which thousands of believers sacrifice animals and pray in mud pools to ask the voodoo spirits and the dead for help with money, the future and children. 
Photograph: Eduardo Munoz/Reuters


But after decades of uneasy tolerance by the Catholic church, Langlois declared that Haitians cannot follow both religions. "The church cannot – and does not – ignore the cultural elements and uses of voodoo, like the drum, the rhythm, the way of singing. But you can't be voodooist and Catholic. The Catholic should be pure Catholic; the voodooist should be pure voodoo," he said.

It is a clear, if controversial, message, for the poorest country in the Americas.

Richard Morse, a Haitian-American anthropologist and musician, whose mother was a voodoo priestess, described the cardinal's remarks as dishonest.

"If you want to talk about Haiti's ills, you've got to start with slavery, in which the Catholics were very involved. So I'm not sure what good comes of blaming the victim."

Morse also questioned the Catholic church's right to prescribe for Haitians. "Voodoo was born in Haiti, of Haitians and it is our culture. Catholicism is imported and we respect it and embrace it but we also love the truth."


Voodoo and Catholic pilgrims Haiti
Voodoo and Catholic pilgrims bathe and pray in the waterfall at Saut D'eau, Haiti. 
Photograph: David Levene for the Guardian


Jeanguy Sainteus, founder of Haiti's leading dance company, said that he regarded voodoo as being more meaningful than the Catholic faith. "I feel more connected with the lwa [voodoo spirits] than [anything I feel] when I go to church," he said.

"Voodoo is a religion, like the Catholic faith. It's certainly not a big problem for Haiti. If people use voodoo properly and if we are open about it and talk about who we really are, it can only be good."

Sainteus said voodoo's standing as the religion of the poor meant it was "misused and misunderstood". He added that the cardinal and other Haitians "need to see voodoo with their eyes, not their prejudice, because it is the key to Haiti's future".

Langlois, 55, the youngest of Jesuit Pope Francis's recent crop of 19 cardinals, is seen to epitomise the Vatican's determination to refocus the church's attention on the poor.

He says it was this commitment to the poor that led him to broker negotiations between President Michel Martelly's administration and the opposition in mid-March, in an attempt to break political deadlock over the organisation of senate and local authority elections that are more than two years overdue.

"As Pope Francis said, he would rather have a church that gets its hands dirty than one that is closed in on itself," said Langlois. "I should work to help provide a better solution to the country even if I know I'm taking a risk."


Rashmee Roshan Lall


Commentaires :


« beanfeast » (13 juillet 2014)

Roman Catholic cardinal argues, of Voodoo, "the religion offers "magic" but no real solutions". Coming from someone whose religion offers magic, magical solutions for problems that do not exist, solutions that fail to address problems and fails to provide solutions for problems that it creates, this is a bit rich.

The eucharist does not turn into flesh and blood. Since there is no evidence for either a soul or the grace of god, confession can neither heal something that does not exist nor allow someone to regain something that does not exist. Poverty is a real problem that exists in many countries with a large catholic population and yet the church continues to argue that the single simplest step towards solving it, contraception, is evil. When the church is confronted with real evil in its own ranks, it has been shown time and again to close those ranks and protect the evil.

This seems to be a case of sour grapes on the part of the cardinal who is concerned that his religion is likely to lose members from its congregation to voodoo.

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« oliverzip » (14 juillet 2014)
Italy's first Athiest High Priest has described Catholic as a "big social problem" for his desperately poor country, arguing that the religion offers "faith" but no real solutions to a population deprived of justice and a political voice.

Chibly Langlois, who was made a High Priest by High Priest Dawkins in February, linked Italy's belief system to its chronic political problems, which he says force poor Italians – the overwhelming majority of a population of 10 million – to seek supernatural solutions.

"If a person is well educated and has the financial means, they will go to a doctor [instead of the Catholic priest] when they get sick. If that same person went to the court to get justice they would not go to the parish priest to get revenge. It's a big problem for the church. And for Italy," he said.

About 80% of Italians are Roman Catholic; roughly half the population also practises Secularism – though many do not do so in public. "That's why Catholic ceremonies are conducted on sunday. They are ashamed to say they practise it," said Langlois.

Catholic, which has its roots in Eurasia's monotheist religions but incorporates images and rituals of Judaism, has played a central role in Italian society since before colonial times. A Catholic ceremony in August 1791 is said to have helped trigger Italy's first big peasant insurrection against the French colonisers. It was banned in 1934 and categorised as sorcery in the penal code.

In the 1940s Athiests in Italy burned Catholic masks and drums in a series of "anti-superstition" campaigns. Meanwhile, Hollywood popularised the (entirely fictional) image of Catholic as a religion of priests, nuns and ceremonies involving wine and bread.

Catholic remained banned in Italy until 1987, when a new constitution came into force, and it was not until 2003 that it was given legal recognition as a religion with equal standing to Catholicism.

But after decades of uneasy tolerance by the Catholic church, Langlois declared that Italians cannot follow both religions. "The church cannot – and does not – ignore the cultural elements and uses of Catholic, like the drum, the rhythm, the way of singing. But you can't be Catholicist and Catholic. The Catholic should be pure Catholic; the Catholicist should be pure Catholic," he said.

It is a clear, if controversial, message, for the poorest country in the Americas.

Richard Morse, a Italian-American anthropologist and musician, whose mother was a Catholic priestess, described the cardinal's remarks as dishonest.

"If you want to talk about Italy's ills, you've got to start with peasantry, in which the Catholics were very involved. So I'm not sure what good comes of blaming the victim."

Morse also questioned the Catholic church's right to prescribe for Italians. "Catholic was born in Italy, of Italians and it is our culture. Catholicism is imported and we respect it and embrace it but we also love the truth."

Jeanguy Sainteus, founder of Italy's leading dance company, said that he regarded Catholic as being more meaningful than the Catholic faith. "I feel more connected with the lwa [Catholic spirits] than [anything I feel] when I go to church," he said.

"Catholic is a religion, like the Catholic faith. It's certainly not a big problem for Italy. If people use Catholic properly and if we are open about it and talk about who we really are, it can only be good."
Sainteus said Catholic's standing as the religion of the poor meant it was "misused and misunderstood". He added that the cardinal and other Italians "need to see Catholic with their eyes, not their prejudice, because it is the key to Italy's future".

Langlois, 55, the youngest of Jesuit Professor Dawkins's recent crop of 19 cardinals, is seen to epitomise the Vatican's determination to refocus the church's attention on the poor.

He says it was this commitment to the poor that led him to broker negotiations between President Michel Martelly's administration and the opposition in mid-March, in an attempt to break political deadlock over the organisation of senate and local authority elections that are more than two years overdue.

"As Professor Dawkins said, he would rather have a church that gets its hands dirty than one that is closed in on itself," said Langlois. "I should work to help provide a better solution to the country even if I know I'm taking a risk."
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« Alchemist » (14 juillet 2014)

At long, long last, the Roman Catholics believe they have found an adversary worthy of attack in Haitian Voodoo - an information campaign that could be a crude ploy to distract from the searing sex-scandal bedeviling the church of Rome for the past several decades. However, this sort of confrontation could prove to be a very dangerous tactic, for it may lead to comparisons between the two cultures that might well leave a very vague impression of these two "faith traditions" with strikingly similar views, rituals and practices across a surprisingly broad spectrum of doctrines. What will Catholic Cardinals tell us next? That Martin Luther was mad? That Islam is evil? That Judaism is responsible for the heresy of the Kabbalah? Now, Dan Brown may well write a new novel - set in Haiti.

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 « kornlambi » (14 juillet 2014)

Christianity vs Vodun in Haiti

1. Christians took our forebears from across the Atlantic, like market animals

2. Christians enslaved them

3. Christians forbade them to read and write

4. Christians raped/tortured them

5. When they rebelled Christians tried to exterminate them

6. When they conquered a hellhole and made it a nation---the Christians embargoed them/quarantined them

7. Christians took control of their school system, and corrupted it into a system which produces but traitors ( in whatever guise ) to their cultural origin / country.

8. Haiti was self-sufficient until the 1960's when additional Christians came to the country, to set up institutions /denominations of all types-dividing them further

9. Christians Schools to this day beat or shame pupils for speaking their own language.

10. Christians media has thoroughly misrepresent Haitian culture ( Vodun ) so that the very name is synonymous is evildoing----

11. Christians Blackmail Haiti , invade without provocation, interfere in its affairs incessantly

12. Christians have Haitians praying to some of the people now called saints, financed /instigated their ancestors' enslavement

Vodun effect on Haiti

1. Vodun served as the glue which cemented the myriad African ethnics into one Haitian people. Haitian "nation" consciousness has a debt to Vodun.

2. Vodun provided our ancestors strength to conquer the country we now have

3. Vodun vocabularies provides the building block for the Haitian language----which Christian schools in Haiti to this day "beat" or "shame" pupils for speaking

4. Vodun gives the believer faith to be resilient. It is the impenetrable citadel of Haitian culture.

So as a Haitian, I choose Vodun over Christianity a million times over. Vodun is not a religion per se; though is has religion in it. It is a way of life, which include deification of one's own ancestors-----not the worshiping of foreigners, or their ancestors with whom one has no connection. Religion is the deification of one's culture. In Europe God is now White, as are the christian saints. Un-alienated Haitians invoke their own ancestors in their prayers or meditation. Because Vodun is much older, it is a much more mature system than Christianity, it is able to assimilate and acculturate Christianity easily. That is the reason a Haitian can be a Vodunsi and nominally Christian at the same time. Somebody is sent on a fool's errand.

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« physiocrat » (14 juillet 2014)

Let's get this clear by going to the source. The Catechism says this about transubstantiation.

1373 "Christ Jesus, who died, yes, who was raised from the dead, who is at the right hand of God, who indeed intercedes for us," is present in many ways to his Church: in his word, in his Church's prayer, "where two or three are gathered in my name,"in the poor, the sick, and the imprisoned,199 in the sacraments of which he is the author, in the sacrifice of the Mass, and in the person of the minister. But "he is present . . . most especially in the Eucharistic species."

1374 The mode of Christ's presence under the Eucharistic species is unique. It raises the Eucharist above all the sacraments as "the perfection of the spiritual life and the end to which all the sacraments tend." In the most blessed sacrament of the Eucharist "the body and blood, together with the soul and divinity, of our Lord Jesus Christ and, therefore, the whole Christ is truly, really, and substantially contained." "This presence is called 'real' - by which is not intended to exclude the other types of presence as if they could not be 'real' too, but because it is presence in the fullest sense: that is to say, it is a substantial presence by which Christ, God and man, makes himself wholly and entirely present."

1375 It is by the conversion of the bread and wine into Christ's body and blood that Christ becomes present in this sacrament. The Church Fathers strongly affirmed the faith of the Church in the efficacy of the Word of Christ and of the action of the Holy Spirit to bring about this conversion. Thus St. John Chrysostom declares:

It is not man that causes the things offered to become the Body and Blood of Christ, but he who was crucified for us, Christ himself. The priest, in the role of Christ, pronounces these words, but their power and grace are God's. This is my body, he says. This word transforms the things offered.

And St. Ambrose says about this conversion:

Be convinced that this is not what nature has formed, but what the blessing has consecrated. The power of the blessing prevails over that of nature, because by the blessing nature itself is changed. . . . Could not Christ's word, which can make from nothing what did not exist, change existing things into what they were not before? It is no less a feat to give things their original nature than to change their nature.

1376 The Council of Trent summarizes the Catholic faith by declaring: "Because Christ our Redeemer said that it was truly his body that he was offering under the species of bread, it has always been the conviction of the Church of God, and this holy Council now declares again, that by the consecration of the bread and wine there takes place a change of the whole substance of the bread into the substance of the body of Christ our Lord and of the whole substance of the wine into the substance of his blood. This change the holy Catholic Church has fittingly and properly called transubstantiation."

1377 The Eucharistic presence of Christ begins at the moment of the consecration and endures as long as the Eucharistic species subsist. Christ is present whole and entire in each of the species and whole and entire in each of their parts, in such a way that the breaking of the bread does not divide Christ.


---« Vous ne pouvez pas être vaudouisant et catholique » dixit Mgr Langlois---


Paru sur Haïti Libre
Le 15 juillet 2014 


Haïti - Religion : «Vous ne pouvez pas être vaudouisant et catholique» dixit Mgr LangloisLe Cardinal haïtien, Mgr Chibly Langlois a décrit le vaudou comme un « grand problème social » pour Haïti, faisant valoir que cette religion offre la « magie » mais pas de vraies solutions à une population privée de justice et de voix politique.

Mgr Chibly Langlois lie le système de croyance d'Haïti, à ses problèmes politiques chroniques, qui, selon lui, force les Haïtiens pauvres à rechercher des solutions surnaturelles.

« Si une personne est instruite et a les moyens financiers, elle ira voir un médecin [à la place du prêtre vaudou] quand elle tombe malade. Si cette même personne est allée à la Cour pour obtenir la justice, elle n'irait pas chez le prêtre vaudou pour obtenir la vengeance. C'est un gros problème pour l'église. Et pour Haïti .»

Rappelant qu’environ 80% des Haïtiens sont catholiques et qu’à peu près la moitié de la population pratique également le vaudou, bien que beaucoup ne le font pas en public « C'est pourquoi les cérémonies vaudou se déroulent pendant la nuit. Ils ont honte de dire qu'ils pratiquent »

Mgr Langlois a déclaré que les Haïtiens ne peuvent pas suivre les deux religions « L'église ne peut pas, et n'ignore pas les éléments culturels et usages du vaudou, comme le tambour, le rythme, la façon de chanter. mais, vous ne pouvez pas être vaudouisant et catholique. Le catholique doit être pur catholique, le vaudouisant devrait être un pur vaudouisant. »


SL


---Haïti-Religion : Dénonciation des propos anti-vodou, prononcés par le Cardinal Langlois---


Paru sur le site d'AlterPresse
Le 17 juillet 2014


Le regroupement des principales religions actives dans le pays, baptisé Religion pour la paix - dont fait partie l’église catholique romaine en Haïti - se déclare attristé par les récents propos, tenus par le Cardinal haïtien Chibly Langlois (de l’église catholique romaine), à l’encontre du vodou, rapportés par le quotidien britannique ‘’ The Guardian’’.

Dans une note de presse en date du 16 juillet 2014, la plateforme affirme être « profondément attristée » par les déclarations du premier Cardinal haïtien, dont la création (le 12 janvier 2014) a apporté beaucoup de joie dans le cœur de la majorité de la population.

Les propos du Cardinal sont de nature « à intensifier la confusion dans l’esprit du peuple », « exacerber les tensions » et détruire, encore plus, les liens entre les citoyennes et citoyens haïtiens, estime Religion pour la paix.

« Le vodou ne sauvera pas Haïti ». Il constituerait « un problème social », écrit The Guardian, citant le cardinal Langlois.

Pour argumenter sa position, le cardinal Langlois a surtout avancé le grave problème d’instruction dans le pays.

Si « une personne est bien éduquée, elle ira voir un médecin, à la place d’un hougan (célébrant du vodou)… », ou elle irait devant un tribunal pour trouver justice, au lieu d’un péristyle (temple vodou), pour consulter et se venger des erreurs commises par les autres à son égard, ajoute le prélat.

Quant à la question du syncrétisme, souvent évoquée par les chercheurs, pour traiter des frottements et des partages, que se font les deux religions, Chibly Langlois tente de dogmatiser qu’on ne saurait être « vodouisant et catholique » à la fois.

D’un côté, dans la réalité quotidienne et dans l’exercice des croyances, le catholicisme romain semble emprunter le tambour, le rythme et les danses folkloriques du vodou, ce que reprend The Guardian.

De l’autre, les croyantes et croyants vodouisants continuent d’assimiler les énergies du vodou, appelées Loas, à celles des saintes et saints catholiques romains.

La note de protestation, transmise à la presse, est paraphée par l’évêque catholique romain, Pierre André Dumas, membre de Religion pour la paix, ainsi que par l’évêque catholique anglican Zaché Duracin.

Un représentant du Vodou, la manbo (prêtresse du vodou) Euvonie Auguste, deux représentants de l’Église protestante, dont le secrétaire général de Religion pour la paix, le pasteur Clément Joseph, et un délégué de la communauté islamique en Haïti, l’imam Abou Jahman, ont aussi signé le document.

En 1935, Sténio Vincent a pris une loi déclarant superstitieuses les pratiques du vodou.

De 1939 à 1942, beaucoup de religieux catholiques romains ont été à la base d’opérations de vandalisme de temples du vodou et de campagnes anti-superstitieuses, connues sous le nom de kanpay rejte = campagne de rejet, qui avaient fait plusieurs victimes parmi la population haïtienne et détruit plusieurs péristyles du vodou.


---Haïti-société : « Religions pour la Paix » condamne des déclarations du cardinal Langlois--- 


Le 17 juillet 2014


Dans un communiqué, la plate-forme interreligieuse « Religions pour la Paix » se dit « profondément attristée » par les récentes déclarations  publiées dans le journal britannique « the Guardian » et attribuées à une haute autorité ecclésiastique d’Haïti à l’encontre du vodou haïtien.

« Religions pour la paix » a indiqué que « ces déclarations  sont de nature à intensifier la confusion dans l’esprit du peuple exacerber par les tensions existantes  et à déchirer d’avantage les entrailles  de notre chère Haïti qui n’en peut plus ».

La plate-forme inter-religieuse,  dans l’esprit de « prêcher la tolérance, prévenir les conflits et encourager  le vivre ensemble, invite donc  les leaders religieux de pondérer leur discours ».

« Il est une évidence pour tous, qu’en Haïti, aucune religion n’est le problème et qu’aucune n’en est la solution », affirme Religions pour la Paix. 

En effet,  des médias de la capital rapportent que le Cardinal haïtien, Mgr Chibly Langlois avait décrit le vaudou comme un « grand problème social » pour Haïti, faisant valoir que cette religion offre la « magie » mais pas de vraies solutions à une population privée de justice et de voix politique.

Mgr Chibly Langlois lierait  le système de croyance d'Haïti, à ses problèmes politiques chroniques, qui, selon lui, force les Haïtiens pauvres à rechercher des solutions surnaturelles.

Le communiqué porte, notamment les signatures de : Mgr Pierre André Dumas, Mgr Zache Duracin, Rev Pasteur Bertho Eugene (mission sociale des églises haïtiennes : MISSEH), Mambo Euvonie G. Auguste (confédération nationale du vodou haïtien : KNVA), Imam Abou Jahman (communauté Islamique d’Haïti), Rev Pasteur Clément Joseph (secrétaire général de Relions pour la paix Haïti).


---Religions pour la paix appelle le cardinal Langlois à la pondération---


Par Robenson Geffrard
Paru sur Le Nouvelliste
Le 17 juillet 2014


Dans le journal britannique The Guardian, le cardinal Chibly Langlois aurait décrit le vaudou comme étant un grand problème social en Haïti. La plateforme Religions pour la paix a rapidement réagi en appelant les leaders religieux à pondérer leurs discours, soulignant qu'en Haïti, aucune religion n'est ni le problème ni la solution.

Sur les réseaux sociaux, en début de semaine, les déclarations qu'aurait faites le cardinal Chibly Langlois ont suscités beaucoup de réactions, mais aussi beaucoup de critiques acerbes contre la plus haute autorité de l'Église catholique en Haïti. Dans une note de presse, la plateforme interreligieuse Religions pour la paix a dit porter à la connaissance des leaders religieux en particulier, du peuple haïtien et du monde entier en général, qu'elle est « profondément attristée par les récentes déclarations, publiées dans le journal britannique "The guardian" et attribuées à une haute autorité ecclésiastique d'Haïti à l'encontre du vaudou haïtien ».

« Ces déclarations, selon la note de presse, sont de nature à intensifier la confusion dans l'esprit du peuple, exacerber les tensions existantes et déchirer davantage les entrailles de notre chère Haïti qui n'en peut plus. Conformément à sa mission qui est de prêcher la tolérance, prévenir les conflits et encourager le vivre-ensemble, Religions pour la paix demande à tous les leaders religieux de pondérer leurs discours. »

La plateforme indique que « Dieu n'habilite aucune religion à en juger une autre. Il est le seul juge, le seul maître et le seul souverain. De plus, poursuit Religions pour la paix, il est une évidence pour tous qu'en Haïti, aucune religion n'est le problème, comme aucune n'en est la solution. Soyons courageux pour regarder ensemble nos problèmes en face et humilions-nous devant le créateur pour obtenir la force nécessaire à les résoudre. Tout fils de Dieu est artisan de paix et heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu », conclut la plateforme.

Selon The Guardian, le cardinal aurait déclaré : « Si une personne est instruite et a les moyens financiers, elle ira voir un médecin à la place du prêtre vaudou quand elle tombe malade. Cette même personne ira au tribunal pour obtenir justice au lieu d'aller consulter un prêtre vaudou pour se venger. C'est un gros problème pour l'Eglise. Et pour Haïti aurait-il dit.

Toujours selon le journal britannique, l'évêque de Cayes aurait souligné qu' « environ 80% des Haïtiens sont catholiques ; à peu près la moitié de la population qui pratique également le vaudou - bien que beaucoup ne le font pas en public. C'est pourquoi les cérémonies vaudoues se déroulent pendant la nuit. Ils ont honte de dire qu'ils pratiquent le vaudou ».

Signataire de la note de presse et membre de Religions pour la paix, la mambo Euvonie G. Auguste de la Confédération nationale du vaudou haïtien (KNVA) a fait savoir jeudi au Nouvelliste que le secteur vaudou va se positionner vendredi sur cette affaire.

Les signataires de la note de presse de Religions pour la paix: Mgr Pierre André Dumas, Église catholique; Mgr Zaché Duracin, Eglise anglicane; rév. pasteur Bertho Eugène, Mission sociale des Eglises haïtiennes (MISSEH); mambo Euvonie G. Auguste, Confédération du vaudou haïtien (KNVA); Imam Abou Jahman, Communauté islamique d’Haïti; rév. pasteur Clément Joseph, secrétaire général de Religions pour la paix Haïti.


Robenson Geffrard
rgeffrard@lenouvelliste.com


---Le tout neuf Cardinal haïtien s'exprime contre le vaudou dans The Guardian---


Par Siel
Paru sur Elsie News
Le 18 juillet 2014


Selon le Cardinal Langlois, le vaudou est un grand problème social en Haïti. Vraiment ? On aurait crû que le grand problème social en Haïti résiderait dans les inégalités sociales. 10% de la population profitant de 90% des richesses.

C'est un peu décevant que ce nouveau cardinal, entonne, une fois encore, cette antienne anti-vaudou.

Les docteurs feuilles qui peuvent également être des hougans, prêtres du vaoudou ont un savoir sur les plantes médicinales que l'Eglise catholique devrait aider, au contraire, à valoriser.

C'est grâce à ces plantes médicinales que Cuba, au cours de la période spéciale après la chute de l'URSS a pu assurer la santé de ses citoyens.

Non seulement, les médecins ont encouragé leurs patients à cultiver dans leurs jardins les plantes susceptibles de soulager leurs maux, mais de plus, l'Etat a créé un laboratoire pour produire des médicaments à partir des propriétés de ces plantes;

Etre moderne, être chrétien, ne serait-ce pas être intolérant et faire en sorte de privilégier le meilleur dans tout culture, plutôt que de pratiquer le rejet.

D'ailleurs pour certains il n'existe pas de différence entre vaudou et catholicisme qui se retrouvent dans certaines croyances, le diable, les esprits, la possession. L'église catholique pratiquant l'exorcisme, la chasse aux mauvais esprits, de même que le vaudou.

Quant aux pratiques dites diaboliques, le Cardinal semble ne pas bien connaître l'histoire de son église, celle du Vatican, des Médicis, celle des Borgia. 

Il est vraiment dommage que ce jeune Cardinal se croit obligé de prendre le vaudou comme bouc émissaire à la situation socio-économique d'Haïti.

On lui recommande d'écouter attentivement les sages conseils du nouveau pape qui semblent plus enclin à développer le dialogue plutôt que l'affrontement.


Siel


---Haïti - religion : Religions pour la Paix, attristée des propos du Cardinal Langlois sur le Vaudou---



Haïti - Religion : Religion pour la Paix, attristée des propos du Cardinal Langlois sur le Vaudou


Paru sur Haïti Libre
Le 18 juillet 2014 


Suite au Propos du Cardinal haïtien Mgr Chibly Langlois, rapporté récemment dans le journal « The Guardian » http://www.haitilibre.com/article-11594-haiti-religion-vous-ne-pouvez-pas-etre-vaudouisant-et-catholique-dixit-mgr-langlois.html , qualifiant le vaudou de « grand problème social » pour Haïti, et soulignant que cette religion offrait la « magie » mais pas de vraies solutions, la plateforme inter-religieuse Religions pour la Paix, dans une note de presse, se dit « profondément attristée par ces récentes déclarations [...] de nature à intensifier la confusion dans l’esprit du peuple, exacerber les tensions existantes et déchirer davantage les entrailles de notre chère Haïti [...] »

La plateforme [dont fait partie l’église catholique romaine en Haïti], rappelle que « [...] Conformément à sa mission, qui est de prêcher la tolérance, prévenir les conflits et encourager le vivre-ensemble, Religions pour la Paix demande à tous les leaders religieux de pondérer leurs discours, » rappelant que « Dieu n’habilite aucune religion à en juger une autre [...] » ajoutant « il est une évidence pour tous qu’en Haïti, aucune religion n’est le problème, comme aucune n’en est la solution. Soyons courageux pour regarder ensemble nos problèmes en face [...]. »

Cette note de Religion pour la Paix porte les signatures de : Mgr Pierre André Dumas (Église catholique) ; Mgr Zaché Duracin (Église anglicane) ; du Révérend Pasteur Bertho Eugène de la Mission sociale des Eglises haïtiennes ; de la mambo [prêtresse vaudou] Euvonie G. Auguste de la Confédération du vaudou haïtien ; de l’Imam Abou Jahman de la Communauté islamique d’Haïti et du Révérend Pasteur Clément Joseph, Secrétaire Général de Religions pour la Paix en Haïti.

jeudi 17 juillet 2014

« L'Œil qui voit tout » dans le triangle : René Guénon désavoue Salim Laïbi

Dans son dyptique d'articles qui est déjà un classique de l'anti-zozotérisme « laïbesque »,  L'effroyable imposture « frankiste » de Salim Laïbi et L'effroyable imposture « sabbataïste » de Salim Laïbi, le responsable de la Jérusalem des Terres Froides a abordé la question de l'incontournable René Guénon. Incontournable parce que les milieux ésotérisants français obsédés de « filiations » sont très friands de cet auteur et parce que Salim Laïbi en fait une véritable fixation, une vénération religieuse qu'on pourrait qualifier ici de « guénolâtrie ».

Dans son article « sabbataïste » du 25 juin dernier, votre serviteur évoquait un ouvrage du natif de Blois que Salim Laïbi n'a sûrement pas lu (malgré ses prétentions d'avoir lu et parfaitement compris l'intégral de l'oeuvre guénonienne - « Moi j'ai lu tout René Guénon donc je sais de quoi je parle » -, voir ici et ici), les Symboles fondamentaux de la Science Sacrée. Alors que « La libre panse » tente de nous faire croire que René Guénon est l'ultime antimaçon, de nombreux passages de ce livre nous indique qu'il n'en est rien, que le gros arrache-dents marseillais est encore dans les patates (comme pour l'ensemble de ses discours zozotériques).

Un simple coup d'œil au sommaire est déjà révélateur. Il y a une section appelée « symbolisme constructif », les chapitres 39 à 49, qui ne contient que des explications de symbolisme franc-maçon : Symbolisme du dôme (p.261-265), de la Porte étroite (p.270-274), de la « pierre angulaire » (p. 278-291), le blanc et le noir (le « pavé mosaïque » ou « damier », p. 306-308), Pierre noire et pierre cubique (p.309-312), Pierre brute et pierre taillée (p.313-316). Lorsqu'on lit ces articles décrivant, rappelons le titre, des SYMBOLES FONDAMENTAUX DE LA SCIENCE SACRÉE, on constate qu'il n'y a aucune dénonciation de la Franc-Maçonnerie ni aucune référence à du « saTÂNisme ». Bien au contraire, Guénon nous explique avec érudition les symboles les plus importants de la F.'.-M.'., cette section de l'ouvrage est l'une des meilleures introductions pour entrer en franc-maçonnerie.

Mais plus solide encore pour démontrer que Laïbi n'a rien à voir avec Guénon, le chapitre 72, intitulé : L'Œil qui voit tout (p.430-432). Eh oui, René Guénon voit dans ce fameux « œil illuminati » un SYMBOLE FONDAMENTAL de la SCIENCE SACRÉE et non un emblème du mal absolu « saTÂNiste-luciférien ». La Jérusalem des Terres Froides a décidé de pousser plus loin et de vous présenter ce chapitre qui commence ainsi : « Un des symboles qui SONT COMMUNS au christianisme et à la maçonnerie... ». Il serait bien qu'Alain Soral lise lui-aussi cette explication du symbole, lui qui nous a balancé la connerie de la « pyramide illuminati sur le toit de la Knesset » (en réalité de la Cour Suprême d'Israël) à partir d'un simple puit de lumière. Quoique de ceci, c'est-à-dire l'abus interprétatif des symboles pour des fins d'idéologie personnelle, la JTF en a déjà parlé à propos du soleil levant à l'article L'amalgame malhonnête entre la Golden Dawn magique et l'Aube Dorée politique.


---L'Œil qui voit tout---(1)


Un des symboles qui sont communs au christianisme et à la maçonnerie est le triangle dans lequel est inscrit le Tétragramme hébraïque (2), ou quelques fois seulement un iod, première lettre du Tétragramme, qui peut en être regardé ici comme une abréviation (3), et qui d'ailleurs, en vertu de sa signification principielle (4), constitue aussi par lui-même un nom divin, et même le premier de tous suivant certaines traditions (5). Parfois aussi, le iod lui-même est remplacé par un oeil, qui est généralement désigné comme « Œil qui voit tout » (The All-Seeing Eye) ; la similitude de forme entre le iod et l'œil peut en effet se prêter à une assimilation, qui a d'ailleurs de nombreuses significations sur lesquelles, sans prétendre les développer ici entièrement, il peut être intéressant de donner tout au moins quelques indications.

Tout d'abord, il y a lieu de remarquer que le triangle dont il s'agit occupe toujours une posotion centrale (6) et que de plus, dans la maçonnerie, il est expressément placé entre le soleil et la lune. Il résulte de là que l'œil contenu dans ce triangle ne devrait pas être représenté sous la forme d'un  œil ordinaire, droit ou gauche, puisque ce sont en réalité le soleil et la lune qui correspondent respectivement à l'œil droit et l'œil gauche de l' « Homme Universel » en tant que celui-ci s'identifie au Macroscosme (7).  Pour que le symbolisme soit entièrement correct, cet œil devrait être un œil « frontal » ou « central » c'est-à-dire un « troisième œil », dont la ressemblance avec le iod est encore plus frappante ; et c'est effectivement ce « troisième œil » qui « voit tout » dans la parfaite simultanéité de l'éternel présent (8). A cet égard, il y a donc dans les figurations ordinaires une inexactitude, qui y introduit une asymétrie injustifiable, et qui est due sans doute à ce que la représentation du « troisième œil » semble plutôt inusitée dans l'iconographie occidentale ; mais quiconque comprend bien ce symbolisme peut le rectifier.

Le triangle droit se rapporte proprement au Principe ; mais, quand il est inversé par reflet dans la manifestation, le regard de l'œil qu'il contient apparaît en quelque sorte comme « dirigé vers le bas » (9), c'est-à-dire du Principe vers la manifestation elle-même, et, outre son sens général d' « omniscience », il prend alors plus nettement la signification spéciale de « Providence ». D'autre part, si ce reflet est envisagé plus particulièrement dans l'être humain, on doit noter que la forme du triangle inversé n'est autre que le schéma géométrique du cœur (10) ; l'œil qui est en son centre est alors proprement l' « œil du cœur » (aynul-qalb de l'ésotérisme islamique), avec toutes les significations qui y sont impliquées. De plus, il convient d'ajouter que c'est par là que, suivant une autre expression connue, le cœur est « ouvert » (el-qalbul-maftûh) ; cette ouverture, œil ou iod, peut être figurée symboliquement comme une « blessure », et nous rappellerons à ce propos le cœur rayonnant de Saint-Denis d'Orques, dont nous avons déjà parlé précédemment (11), et dont une des particularités les plus remarquables est précisément que la blessure, ou ce qui en présente extérieurement l'apparence, affecte visiblement la force d'un iod.

Ce n'est pas tout encore : en même temps qu'il figure l' « œil du cœur » comme nous venons de le dire, le iod, suivant une de ses significations hiéroglyphiques, représente aussi un « germe », contenu dans le cœur assimilé symboliquement à un fruit ; et ceci peut d'ailleurs être entendu aussi bien au sens macroscopique qu'au sens microscopique (12). Dans son application à l'être humain, cette dernière remarque est à rapprocher des rapports du « troisième œil » avec le luz (13), dont l' « œil frontal » et l' « œil du cœur » représentent en somme deux « localisations différentes », et qui est aussi le « noyau » ou le « germe d'immortalité » (14). Ce qui est encore très significatif à certains égards c'est que l'expression arabe aynul-khuld présente le double sens d' « œil d'immortalité » et de « fontaine d'immortalité » ; et ceci nous ramène à l'idée de la « blessure » dont nous parlions plus haut, car, dans le symbolisme chrétien, c'est aussi à la « fontaine d'immortalité » que se rapporte le double jet de sang et d'eau s'échappant de l'ouverture du cœur du Christ (15). C'est cette « liqueur d'immortalité » qui, suivant la légende, fut recueillie dans le Graal par Joseph d'Arimathie ; et nous rappellerons enfin à ce sujet que la coupe elle-même est un équivalent symbolique du cœur (16), et que, tout comme celui-ci, elle est aussi un des symboles qui sont schématisés traditionnellement par la forme d'un triangle inversé.


René Guénon

Notes


1 : [Publié dans É.T., avril-mai 1948.]

2 : Dans la maçonnerie, ce triangle est souvent désigné sous le nom de delta, parce que la lettre grecque ainsi appelée a effectivement une forme triangulaire ; mais nous ne pensons pas qu'il faille voir dans ce rapprochement une indication quelconque quant aux origines du symbole dont il s'agit ; d'ailleurs, il est évident que la signification de celui-ci est essentiellement ternaire, tandis que le delta grec, malgré sa forme, correspond à 4 par son rang alphabétique et à sa valeur numérique.

3 : En hébreu, le tétragramme est parfois représenté aussi abréviativement par trois iod, qui ont un rapport manifeste avec le triangle lui-même ; lorsqu'ils sont disposés triangulairement, ils correspondent nettement aux trois points compagnonniques et maçonniques.

4 : Le iod est regardé comme l'élément premier à partir duquel sont formées toutes les lettres de l'alphabet hébraïque.

5 : Voir à ce sujet La Grande Triade, ch. XXV.

6 : Dans les églises chrétiennes où il figure, ce triangle est placé normalement au-dessus de l'autel ; celui-ci étant d'ailleurs surmonté de la croix, l'ensemble de cette croix et du triangle reproduit assez curieusement le symbole alchimique du soufre.

7 : Voir L'Homme et son devenir selon le Védânta, ch. XII. - A ce propos, et plus particulièrement en connexion avec le symbolisme maçonnique, il est bon de remarquer que les yeux sont proprement les « lumières » qui éclairent le microcosme.

8 : Au point de vue du « triple temps », la lune et l'œil gauche correspondent au passé, le soleil et l'œil droit à l'avenir, et le « troisième œil » au présent, c'est-à-dire à l'instant indivisible qui, entre le passé et l'avenir, est comme un reflet de l'éternité dans le temps.

9 : On peut faire un rapprochement entre ceci et la signification du nom d' Avalokitêshwara, interprété habituellement comme « le Seigneur qui regarde en bas ».

10 : En arabe, le cœur est qalb, et « inversé » se dit maqlûb, mot qui est un dérivé de la même racine.

11 : Voir Le Cœur rayonnant et le Cœur enflammé [ici ch. LXIX]

12 : Voir Aperçus sur l'Initiation, ch. XLVIII. - Au point de vue macroscopique, l'assimilation dont il s'agit est équivalente à celle du cœur et à l' « Œuf du Monde » ; dans la tradition hindoue, le « germe » contenu dans celui-ci est Hiranyagarbha.

13 : Le Roi du Monde, ch. VII.

14 : A ce propos des symboles ayant un rapport avec le luz, nous ferons remarquer que la forme de la mandorla (« amande », ce qui est aussi la signification du mot luz) ou vesica piscis du moyen âge (cf. La Grande Triade, ch. II) évoque aussi celle du « troisième œil »; la figure du Christ glorieux, à son intérieur, apparaît ainsi comme s'identifiant au « Purusha dans l'œil » de la tradition hindoue ; l'expression insânul-ayn, employée en arabe pour désigner la pupille de l'œil, se réfère également au même symbolisme.

15 : Le sang et l'eau sont ici deux complémentaires ; on pourrait dire, en employant le langage de la tradition extrême-orientale, que le sang est yang et l'eau yin l'un par rapport à l'autre (sur la nature ignée du sang, cf. L'Homme et son devenir par le Védânta, ch. XIII).

16 : En outre, la légende de l'émeraude tombée du front de Lucifer met aussi le Graal en relation directe avec le « troisième œil » (cf. Le Roi du Monde, ch. V). - Sur la « pierre tombée des cieux », voir également Lapsit exillis [ici ch. XLIV].