mercredi 13 janvier 2016

L’effondrement de l’URSS : l’historique de la trahison de Gorbatchev et Eltsine

Il y a plus d'un mois, la Jérusalem des Terres Froides a présenté un site de traductions françaises de spécialistes académiques russes, Traduitdurusse.ru. Elle avait repris pour l'occasion un texte d'Andrei Foursov et elle avait annoncé qu'il y en aurait d'autres. Alors en voici un second aujourd'hui, avec un titre qui dit tout :


---L’effondrement de l’URSS : l’historique de la trahison de Gorbatchev et Eltsine---


Par le service de nouvelles du Sevastopol News (traduction de l'original russe par Olga)
Paru en français sur le site Traduitdurusse.ru
Le 21 août 2011


Cette année [2011] on marque les deux événements liés: le 20e anniversaire de l’effondrement de l’Union Soviétique et l’anniversaire de son premier et dernier président Mikhaïl Gorbatchev. Comment évaluer ces dates? Pour certains, l’effondrement de l’URSS était la plus grande catastrophe géopolitique du siècle. D’autres, gagnant contre toute attente l’indépendance en 1991, parlent du triomphe de la démocratie et de l’autodétermination nationale des peuples, notant pompeusement les jours de son indépendance.

« L’Union Soviétique s’est effondrée, non pas à cause de l’incohérence interne – dit Alexandre Zinoviev, philosophe et écrivain bien connu. – C’est un non-sens: le système soviétique était viable, il aurait pu durer éternellement. C’était une grandiose opération subversive de l’Ouest. J’ai étudié cette opération subversive pendant 20 ans, je sais la technique, comment ça c’est fait. Et l’étape finale de cette diversion était d’amener Gorbatchev au poste de Secrétaire général du parti. Ce fut une diversion. Il n’a pas été simplement élu, il a été justement amené au pouvoir, et toutes les activités de Gorbatchev et ensuite d’Eltsine étaient les activités de traîtres. Ils ont détruit l’appareil du parti, détruit le parti et l’appareil d’Etat».

Selon certaines informations, Gorbatchev et son épouse ont été recrutés par la CIA déjà en 1966 au cours de leur voyage en France. Les allusions à ce sujet avaient été faites par le fameux Zbigniew Brzezinski, qui était à l’une des plus hautes positions aux États-Unis. En tout cas l’activité anti-soviétique de Gorbatchev a commencé immédiatement après son arrivée au pouvoir, ce qui indique sa formation préalable.

Prenez, par exemple, les élections de Secrétaire général elles-mêmes… Le fait qu’elles faisaient clairement partie de l’opération des services concernés aux États-Unis, beaucoup l’ont compris, même en Occident. Tout a été manigancé à dessein pour que seulement 8 personnes fissent l’élection. On avait retardé, sous quelque faux prétexte, le départ des États-Unis du membre du Politburo, Shcherbytsky, qui aurait certainement voté contre Gorbatchev. On n’a pas prévenu de l’élection un autre membre du Politburo qui était en congé. C’était Romanov, qui aurait lui aussi voté certainement contre Gorbatchev. Si seulement ces deux avaient voté, Gorbatchev ne serait pas devenu Secrétaire général – il est passé avec une marge d’une voix!


À la fin des années 80, dans le milieu des experts de la social-démocratie européenne, est apparu le terme «incubateur», en relation avec le processus de l’arrivée au pouvoir des dirigeants pro-américains. Ce système de création des leaders contrôlables s’est particulièrement développé dans les années 90…

Dans un tel système «d’incubateur», se déroule un processus continu de sélection des personnes relativement jeunes qui n’occupent pas des postes élevés. Ils doivent satisfaire deux exigences fondamentales. Tout d’abord, avoir de l’ambition, être qualifié pour s’imposer à l’attention et plaire au public. Deuxièmement, être maîtrisable, par exemple, avoir des faits compromettants dans le passé ou des vices cachés, pour que, le cas échéant, on soit en mesure de contrôler leurs actions.

Dans ce système «d’incubateur» la CIA communique par les voies établies avec les personnes choisies, pour coordonner ensuite les efforts visant à promouvoir les candidats cibles et éliminer des rivaux. L’ensemble de l’opération peut être effectuée discrètement, en demi-tons, mais la personne visée gagne. Il y a toujours un choix. La formation des dirigeants pro-américains ne laisse pas des preuves directes. Ainsi sont créés des collabos qui servent les Etats-Unis et qui sont prêts à livrer leurs peuples pour leur profit personnel… Celui qui fut à l’origine du système «incubateur» fut un professionnel de haut niveau – Allen Dulles. Le système a été testé sur l’URSS …

Faire arriver Gorbatchev à la position de secrétaire général du Comité central du PCUS était en fait la première opération pour la mise en œuvre de la contre-révolution soviétique. Gorbatchev a été tout simplement acheté: outre les crédits d’un montant de 80 milliards de dollars ramassés et pillés par son administration, une histoire drôle remonte à la mémoire, où le chancelier Kohl a suggéré de verser à l’URSS 160 milliards de Marks pour le retrait des troupes soviétiques de l’Allemagne. Gorbatchev a accepté 16 milliards… Bush a même demandé de répéter. Il est difficile de croire que le reste de l’argent ne lui ait pas été payé.

Outre cela, on lui a créé une image incroyablement positive dans les médias occidentaux. On signale que, pendant la rencontre à Malte on a «offert» à Gorbatchev 300 millions de dollars, et 75 millions à Chevardnadze. D’innombrables universités et fondations lui accordaient des primes, des prix, des diplômes, des titres honorifiques. Plus Gorbatchev vendait le pays, plus il était loué. Il a même reçu le prix Nobel. Pour la paix – pendant les actions militaires en Afganistan.

Après la fameuse réunion à Malte en décembre 1989 le secrétaire général Mikhaïl Gorbatchev et le président américain George Bush (père) ont annoncé que leurs pays ne sont plus adversaires. À la veille de la visite historique une tempête épouvantable s’est déchaînée en mer, comme si la nature elle-même s’opposait à quelque chose, essayant de prévenir une tragédie terrible. Mais laquelle ? Des personnes informées racontent que lors des négociations un journaliste américain stupéfait apparut sur le pont du navire soviétique et dit à ses collègues en un russe parfait: «Les gars, c’est la fin de votre pays …»

Si on se rappelle tout ce que Gorbatchev faisait concrètement, il est évident que toute son activité était la destruction planifiée et délibérée de l’appareil du PCUS. Après cela, le processus de destruction de tout le système de l’Etat soviétique est allé avec une rapidité étonnante. Et la foudre s’est abattue sur l’ensemble de la société: les collectivités de base, l’économie, l’idéologie, la culture, etc. Ceci ne pouvait pas advenir de façon naturelle. Ce ne fut possible que parce que la défaite de l’Etat soviétique avait été réalisée par ses propres dirigeants sous la dictée des manipulateurs occidentaux.

Il est certain que Gorbatchev connaissait l’existence des institutions spéciales pour la préparation d’agents d’influence, et leurs «diplômés» lui étaient également connus. Mais, après avoir reçu de la direction du KGB des informations sur ces agents et l’impact de leur influence, Gorbatchev interdit au service de contre-espionnage de prendre des mesures pour faire face à leurs actions criminelles. Gorbatchev et Eltsine, même s’ils étaient officiellement opposants politiques, recevaient tous les deux l’argent de la même source – American Fondation Hugo Humphrey.

Dès que Rajiv Gandhi a rencontré Gorbatchev et exposé un plan de retournement stratégique de l’URSS à l’Est et de renforcement du lien URSS-Inde, Gorbatchev a rapporté à ses maîtres cette initiative dangereuse. Ses maîtres ont pris la décision de liquidation totale de la famille Gandhi.

En Décembre 1989 Gorbatchev a personnellement permis d’établir à Moscou, Vilnius, Riga, Saint-Pétersbourg, Kiev, Odessa et Nijni Novgorod des branches de la loge maçonnique «B’nai B’rith» (Fils du Testament). Tout le monde, y compris Gorbatchev, savaient ce qu’était ce type de loge. Voici, par exemple, les déclarations de certains dirigeants de cette loge. Henry Kissinger: «Je préfère le chaos et la guerre civile en Russie aux tendances de réunification en un état uni, fort et centralisé». Zbigniew Brzezinski: «La Russie sera fragmentée et sous la tutelle». A. Dulles : «La notion même «le peuple russe» doit disparaître totalement».

B.Didenko a absolument raison quand il écrit dans son livre «La civilisation des cannibales» : «La perestroïka est une démarche astucieuse et clairvoyante du pouvoir rapace. On a empêché sciemment à l’Union Soviétique de prendre la bonne direction, au moins à l’exemple de la Chine».

L’aveu de B. Clinton: «En utilisant les maladresses de la diplomatie soviétique, l’infatuation extrême de Gorbatchev et de son entourage, y compris ceux qui ont ouvertement pris une position pro-américaine, nous sommes parvenus à ce que le président Truman allait faire avec l’Union Soviétique par la bombe atomique».

Avant la perestroïka l’Union Soviétique n’avait pratiquement pas de dettes. Les prêts pris pendant la perestroïka ont été accordés au titre de «l’argent du parti», mais en fait ils ont été utilisés par le groupe des dirigeants «démocrates» venus de la direction dégénérée du PCUS: Gorbatchev, Yakovlev, Chevardnadze…

Le paradoxe est que l’argent emprunté a été utilisé pour détruire le pays, piller ses richesses, détourner le patrimoine national par ceux qui ont accédé au pouvoir en Russie et leurs maîtres étrangers. L’argent était aussi employé pour organiser l’extinction de la population russe et créer un écran de fumée à travers les médias. Ce fut le plus grand vol de l’histoire de l’humanité. Le préjudice total de la destruction du potentiel du pays, du pillage de ses richesses, de la sortie des fonds à l’étranger dépasse un trillion de dollars.

À la fin de juillet de 1991 Bush- père a visité brièvement Moscou. Au cours de sa visite il a eu une rencontre informelle avec Gorbatchev qui a rendu compte à son maître des événements dans le pays. C’était trois semaines avant le 19 août 1991. Les maîtres internationaux de Gorbatchev ont organisé un putsch. L’objectif caché était d’établir l’état d’urgence et la dictature. Le rôle de Gorbatchev comme la «pauvre victime» du putsch devient du coup suspect. Il avait une fois répondu à la presse qu’il ne dirait la pleine vérité à personne. C’était le scénario principal prévu par la mafia mondiale. Mais ce plan n’a pas réussi. Cependant, ceux des coulisses mondiales ne mettent jamais «tous les oeufs dans le même panier».

En mai 1993 pendant sa visite privée en France, Gorbatchev répondait aux questions sur le rôle de «l’aide étrangère» dans la liquidation de l’URSS. Il a d’abord affirmé que les influences extérieures avaient existé, mais comme un facteur objectif, mais que les tendances fondamentales étaient tout de même à l’intérieur du pays. Cependant, il a fini par laisser échapper un mot, ce qui a permis au journal Le Figaro d’intituler l’interview avec Gorbatchev de façon très étrange: «Nous devons rendre hommage à Ronald Reagan».

«Dans cette interview – déclarent les correspondants du Figaro – Gorbatchev reconnaît pour la première fois que lors de la rencontre avec Reagan à Reykjavik il a effectivement mis l’URSS à la merci des États-Unis. Voici ses paroles: «…Reykjavik était en fait un drame, un grand drame. Vous allez bientôt découvrir pourquoi. Je crois que sans une personnalité si forte, comme Ronald Reagan, le processus n’aurait pas pu continuer … Au cours du sommet, voyez-vous, nous avons poussé les choses si loin qu’il était impossible de faire demi-tour…»

L’Occident n’abandonne pas ses héros. Gorbatchev, responsable de la mort et de la ruine de millions de personnes, vit heureux de l’argent des diverses organisations occidentales, notamment américaines et allemandes. Il est constamment «nourri» par les honoraires pour des interventions n’importe où et à n’importe quelle occasion.

Le 25 décembre 1991 Gorbatchev a démissionné en tant que président de l’URSS. Il a réclamé comme compensation, pour son départ, une liste de prétentions matérielles. Pension d’un montant du salaire de président, indexée sur le cout de la vie, un appartement présidentiel, une villa, des voitures pour sa femme et pour lui-même, mais la chose principale – la Fondation… l’ancienne Académie des sciences sociales.

A cette époque, pour les «démocrates» soviétiques et leurs maîtres occidentaux Gorbatchev est devenu un matériau usé. Pour finir la débâcle de l’URSS, on a trouvé une nouvelle figure – Eltsine. Démagogue, incapable de dire trois phrases avec cohérence, bâtisseur par éducation et destructeur par nature, un démocrate aspirant à la dictature personnelle, souffrant d’alcoolisme et de nombreuses autres tares, Eltsine était la marionnette parfaite. Il pouvait changer maintes fois son environnement et dire les choses les plus absurdes, mais il suivait sans objection les ordres du Politburo (maintenant situé à Washington). La presse démocratique, zélée en critique du culte de la personnalité de Staline, avait en fait créé un culte de la personnalité Eltsine.

Pour élever la popularité d’Eltsine les démocrates n’ont pas hésité à commettre un faux pur et simple. Un faux texte du discours soi-disant prononcé par Eltsine au plénum du Comité central du PCUS d’octobre 1987 a été largement distribué au public. Le résultat de la propagande s’est avéré merveilleux: Eltsine est devenu effectivement insubmersible. Aucun homme politique en Occident n’aurait pu se relever s’il avait été au fond du trou comme l’avait été Eltsine.

Le fait de ne pas apparaître aux débats télévisés avec les autres candidats à la présidentielle serait considéré, dans tout autre pays, comme du mépris des électeurs. Dans le contexte de la Russie de mi-1991 les électeurs dupes n’ont fait aucune attention à ce débat. En outre, Eltsine n’avait pas d’autre programme que les raisonnements démagogiques sur sa lutte contre les privilèges de la nomenklatura du parti et les slogans délibérément vagues sur la souveraineté de la Russie.

Cependant, le référendum de 17 mars 1991 en Union Soviétique a démontré que la majorité des citoyens de l’URSS souhaitent tout de même vivre dans un état uni. De plus, vers le printemps de 1991 il est devenu clair que, depuis quelques années, il était apparu un mouvement patriote qui, bien qu’encore fragmenté, et en dépit de toutes les difficultés causées par la pression des médias libéraux, gagnaient manifestement la confiance les masses.

Les élections présidentielles de la Fédération de Russie le 12 Juin 1991 l’ont démontré clairement. La campagne électorale russe durait seulement 15 jours! C’était un vrai record de brièveté.
Mais considérer que tout s’est passé sans accroc pour Eltsine serait erroné. Ces élections pratiquement sans opposition ont apporté à Eltsine 45 552 041 voix sur 106 484 518 électeurs. La principale sensation de l’élection présidentielle n’était pas la victoire d’Eltsine attendue par tout le monde, mais l’émergence de Jirinovski. La principale chose qui a attiré à Jirinovski la sympathie de 7,8% de l’électorat était une phrase: «Je vais défendre les russes». Malgré la victoire d’Eltsine et toute la confusion à travers les médias, les russes étaient prêts à défendre la Russie historique.

Dans de telles circonstances, il fallut aux souffleurs occidentaux et leurs marionnettes russes organiser la grande provocation connue comme «le putsch d’août».

Pour conclure, posons une question: pourquoi la signature par Boris Eltsine de la tristement célèbre «déclaration de souveraineté de la Russie» a eu lieu précisément le 12 Juin 1990? Pourquoi exactement un an après ce jour-là ont été fixées les élections dont l’issue était décidée d’avance, avec Eltsine comme président de la Russie, et pourquoi ce jour a été nommé fête nationale de tous les citoyens de la Russie?

La réponse est simple et quasi incontestable. Le 12 juin est l’anniversaire de George Bush père – le président américain, vice-président sous Ronald Reagan et ancien chef de la CIA, dont le rôle dans la destruction de l’URSS est beaucoup plus considérable que celui d’Eltsine ou même de Gorbatchev. Ainsi les tuteurs américains qui, en juin 1991, fermement et presque sans gêne, menaient Eltsine au pouvoir, avaient à deux reprises, avec un intervalle d’une année, immortalisé le rôle de leur chef dans la victoire de la «croisade» contre l’URSS. Et par la même occasion ils ont mis la marque de propriétaire indélébile (stigmate sur le bétail) sur la structure étatique fantoche de la Russie.


Traduit par Olga

lundi 11 janvier 2016

À propos de la Crowley-o-scopie que publie actuellement Salim Laïbi ; suite des réflexions livrées à Un gars lambda et Ibrahim Nobel

Nouvel article qui ne pouvait être rédigé qu'à la première personne du singulier :

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Un commentateur m'avait écrit : « Quand au personnage Laibi, vous devriez vous en méfier, il semble être de plus en plus électrisé. ». Je savais qu'il avait raison mais c'est toujours un peu plus saisissant quand ça se manifeste ouvertement. Je suis conscient de toute la haine que me porte cet individu ; j'ai eu une nouvelle confrontation directe avec lui il y a quelques mois et je vois aujourd'hui qu'il publie une série de quatre textes à charge contre Aleister Crowley et l'OTO. Son calcul est très simple : en rajoutant une bonne couche généreuse à toute la campagne de salissage existant déjà, maintenue autant par les massmédias que par la « dissidence », il cherche à faire d'une pierre plusieurs coups. Outre la promotion de son business de Satanism Busters, il attaque directement Christian Bouchet, ramassant autant du même coup le Front National et Alain Soral, il m'attaque moi et attaque Philippe Pissier, qui est forcément l'un de ses ennemis. C'est déjà pas mal pour un seul jet mais je pense qu'il vise encore plus large. D'autres personnes lui ont tenu tête sur les histoires de magie, des personnes dont j'ignore l'existence car je ne vais pas sur Facebook ni Twitter et je ne fréquente pas les forums spécialisés ; ou encore des contacts que Laïbi a eu hors-internet, dans ses débuts où il fréquentait les bouquineries et les librairies spécialisées et où son caractère impossible lui a valu des inimitiés, quelque chose du genre. Il a décidé aujourd'hui de porter un grand coup et de s'attaquer à tout ce beau monde via la personne d'Aleister Crowley.

Je me doutais depuis quelques temps qu'il allait y avoir du nouveau à la branche magique de la dissidentologie où Crowley jouerait un rôle important, voire central. La figure de l'Anglais avait été évoquée à quelques reprises dans la Soraloscopie mais c'est surtout l'attitude de Laurent G. à la vidéo où Pissier explique son travail de traduction que j'ai eu la puce à l'oreille. Il y a cinq mois, celui-ci écrit, :

Ne nous laissons pas abuser par les doctes flatulences verbales de ces deux termites sur velours rougeoyant. A.C., sodomite de l'astral, enculeur de Golems psychiques. Etrange que ce duo comique sidéral ne nous parle pas de la kyrielle de cadavres que Crowley laissa dans son sillage, hommes, femmes, enfants victimes de ses pratiques magiques. Contre-initié notoire, Crowley s'immergea dans le chaudron infernal d'anciennes traditions magiques dont il devint la créature. Ces deux épiciers de l'occultisme-niveau-zéro-de-la-connaissance nous déterre désormais sa "daube" délétère pour nous la revendre en langue française. Très mauvaise blague belge.
Relire R. Guénon absolument.
Cordialement.

Etre en désaccord sur un sujet, c'est une chose, mais « sodomite de l'astral » et « enculeur de Golems psychiques », ça ne relève que de l'attaque gratuite bête et méchante. Il nous invite à « relire Guénon » alors que celui-ci ne se serait pas laissé aller à une telle bassesse s'il avait répondu à Pissier aujourd'hui, quand bien même il aurait réprouvé intégralement son travail. Bien sûr, Pissier n'a pas apprécié :

Quel lyrisme, Laurent G. ! Enculeur de golems psychiques ! Mais quelle prose, mon ami ! La kyrielle de morts en question, tu pourrais citer ? Il y a sans doute des contre-initiés notoires, mais il y a aussi des trous du cul de ton espèce incapables de signer leurs diffamations de leur patronyme... Alors je vais t'expliquer les choses, Ducon, ou tu as des arguments et des sources , ou tu fermes ton claquet de pouilleux.

et Laurent G. de répondre :

Les éditions Da-Esh présentent sur scène Filou Tapissier et Stephan l’Ousbeck dans leur tout nouveau sketch : « The Blue Aleyster Cult » (Guest stars : Maria de Naglowska et son ange en latex). Nostalgiques du Muppet, vous ne serez pas déçus, les deux cintrés du balcon à nouveau à l’affiche de l’Opéra-bouffe. Quelque part entre Maître Capelo et Albert Simon (Radio le Caire) – la truculence en moins.Interdit de rire aux places àmoins de 10 centimes. Tomates confisquées à l’entrée. La cerise confite sur le gâteau à 53.13 : selon ce binôme dévastateur aux ricanements complices, la philosophie d’A.C. serait une philosophie « anti-ego » (de manière à nous convaincre qu’elle est authentiquement spirituelle…), alors que sont moto fondateur était : « Fais ce que tu voudras sera le tout de la Loi », contrefaçon d’une formule rabelaisienne ramenée pour les besoins de la cause au niveau d’une « obsession dirigée »... Entre sophistique hédoniste  (côté Pissier) et « pilpoul » refoulé (côté Hoebeeck), ce duo de librettistes amateurs entend nous enfumer large. Une enfilade de paralogismes qui mérite le détour. A 53.01, faut-il comprendre le « rouach » (רוח) ou le « Roi » ? A 53.07, le « je » ou le « jeu » (लीला) ? Gageons que ces deux-moi-là sauront nous « expliquer les choses »… Suite au prochain numéro. Cordialement, LG

Malgré la violence de son propos et la poursuite de ses attaques personnelles vicieuses basées sur la sexualité, Laurent G. pourrait donner l'impression qu'il s'y connait sur Crowley avec sa référence au « Fait ce que tu voudra » mais il ne trompera que le crédule et l'ignorant complet parce que n'importe qui connaissant le moindrement ce sujet voit bien que Laurent G. va chercher un point de détail de rituel ( « l'obsession dirigée » ) pour brouiller l'ensemble du sens de cette citation qui provient effectivement de Rabelais, que lui-même avait repris de Saint-Augustin (ce que savais Crowley). Le True Will crowleyen s'est toujours adressé exclusivement à la partie divine de l'être humaine, cette partie au centre de lui-même qui est finalement la seule réalité existante. Ça n'a jamais été une licence pour se laisser aller à ses plus bas instincts, bien au contraire. Dans le fin fond d'eux-mêmes, Glauzy et Laïbi le savent ce qu'est le Théléma, mais ils sont rendus aujourd'hui si accros à leur business de vampirisation des esprits faibles qu'ils ne peuvent plus faire face à cette réalité. Et encore, s'ils ne sont pas rénuméré par l'Iran, Israël, l'Arabie et/ou la CIA, car les peurs induites par les histoires de sorcellerie font de celles-ci des outils forts utiles pour influencer les populations. Je repense ici au livre du professeur Richard Jenkin, Black Magic and Bogeymen: Fear, Rumour and Popular Belief in the North of Ireland 1972-74 que j'ai rapporté à mon article Avis à l'auditoire de Salim Laïbi... où il est rapporté que les services secrets britanniques ont fait dans l'intoxication psychologique avec des histoires de sorcellerie, de possession et de satanisme à l'époque des Troubles en Irlande du Nord. Je repense également à mon article Sorcellerie : Salim Laïbi et al-Qaïda au Yémen, même combat, où on constate le rapprochement entre les deux lorsqu'il s'agit de ce sujet, ce Salim qui a déjà accusé Kadhafi de magie noire dans sa vidéo Sorcellerie des élites, pour en arriver finalement à des positions tout-à-fait compatibles avec les djihadistes (« Kadhafi doit mourir de la pire des manière, et vite »). Et pour me rappeler à quel point le mot « sataniste » est un power word pour déclencher une réaction émotive, je repense aux commentaires que j'ai conservés à l'article Le sadisme anti-satanisme de la secte soralienne.

Laurent G. ne reste pas là. Il renchérit :

P. Pissier, ancien routard attardé du réseau 666 en mal pathologique d’une reconnaissance magnétique injustement freinée par l’horrible corporation des agents… postaux, je note. Ecoute, morpion hybride adepte du triolisme néogothique à la mode liégeoise, ta pantomime doctorale avec ton éditeur de casseroles occultistes en imposera sûrement au troupeau de veaux lunaires qui vous sert habituellement de courtisans en marge de vos séances de bondage-dédicace, mais n’espère pas de nous faire passer l’imposture crowleyrienne pour autre chose que de la retape contre-initiatique, ok Popeye ? Ton œil torve me dit que tu n’en es pas à ta première « fumette ». A part la Beat generation et Burroughs, t’as rien d’autre à nous proposer comme lumineux résultat de ta spiritualité à rebours? Tu ne confondrais pas non plus les « passes » magiques et celle des maisons closes, avec tes histoires de taulière parisienne ?   Heureux d’apprendre qu’A.C. savait parler l’énochien, DUCON !   Cordialement, LG

et

A 00.34 arrêt sur image svp! les deux arpenteurs du trou de l'occulte en pleine extase des hauts-plateaux!

Après cette altercation directe entre Pissier et fort probablement Glauzy, à son premier commentaire où Laurent G. fait référence aux infanticides attribués à Crowley, celui-ci se fait contester. D'abord par Lord Mascen :

+Laurent G. "sidéral ne nous parle pas de la kyrielle de cadavres que Crowley laissa dans son sillage, hommes, femmes, enfants victimes de ses pratiques magiques. " tu peux me citer une source, merci

Suivi de Taunteur :

Je rebondis sur le commentaire de Lord Mascen ; des sources, svp

Laurent G leur répond, le plus paresseusement possible :

Il le révèle lui-même ds ses propres torchons.

Dans cette dernière phrase, Glauzy fait référence à un passage du livre Magick où l'on raconte une histoire de sacrifice d'enfant mâle que le golem de Laïbi fait exprès d'interpréter le plus littéralement possible pour nourrir sa hubris de chevalier blanc luttant contre le mal, le chaos et la barbarie (et en cela il n'est même pas nouveau, il ne fait que reprendre ce qu'avait fait avant lui le soi-disant ex-agent du FBI Ted Gunderson, hoax notoire). Évidemment, une telle réponse n'allait pas satisfaire les deux interlocuteurs. Le second, Taunteur, revient le premier :

Certes, mais Crowley était une sorte de troll sauce Cohn-Bendit à son époque, difficile de distinguer ce qui relève du fait historique ou de la provocation à destination de la bonne société. A-t-on seulement recueilli des témoignages ? Y a-t-il eu des rapports de police qui étayeraient cette thèse ? On ne fait pas disparaître tant de gens sans que cela fasse du bruit ou laisse des traces. Même la Bathory a fini par se faire pincer alors que son statut la rendait davantage intouchable que l'autre fêlé.

Suivi du premier commentateur, Lord Mascen :

et donc nous réclamons des sources validant t'es propos !

Coincé et toujours aussi lâche, Glauzy se défile :

Sources déjà mentionnées par un des intervenants lors d'un com précédent.

Ici Glauzy se réfère au défunt Youtuber Violet Sign, avec lequel j'ai eu également une confrontation ouverte dans un forum du compte original d'Un gars lambda, qui était probablement encore une fois Glauzy ou Laïbi ou un autre troll du genre sous anonymat. Il avait mentionné en commentaire à cette vidéo le chapitre de Magick où se trouve le passage controversé. Lors de notre petit échange, ce Violet Sign avait conclu en m'écrivant en message privé qu'il allait publier en PDF le fameux chapitre. Je lui ai répondu que sa menace ne m'impressionnait pas et que je lui en serais même gré de m'en envoyer une copie car je n'ai pas cette traduction française dans mon fond documentaire. Depuis, j'ai constaté que le compte a été fermé par Youtube. Au moment où j'écris ces lignes, si l'on clique sur le dernier lien restant, nous sommes redirigés à la page Google 404 That's an error mais au moment où j'ai constaté le fait, le lien menait toujours au compte et il était indiqué que Google avait fermé ce compte suite au mauvais comportement de son utilisateur. Avoir su, j'aurais dû en faire une capture d'écran. Après la référence à Violet Sign maintenant coquille vide, Taunteur lui répond :

J'dois avoir de la merde dans les yeux, car je n'ai rien trouvé d'autre que "Ces histoires de « sacrifice de l'enfant mâle » sont des métaphores pour des masturbations magiques et non des infanticides". Quoi qu'il en soit, merci quand même pour ces réponses.

Ce qu'il avait trouvé, c'était mon commentaire indépendant :

Bravo à Philippe Pissier pour son excellent travail sur Crowley. Et non, Crowley n'a pas sacrifié 150 enfants par an en 1912 et 1928. Il s'agit là de masturbations magiques qu'il avait caché sous cette expression et les crétins qui affirment qu'il a réellement sacrifié 150 enfants par an font exprès de lire au premier degré pour pouvoir se souler de se prétendre « chevaliers blancs immaculé de la justice divine ». De la pure hypocrisie pour satisfaire leur ego réactionnaire à dimension gargantuesque, comme le reste de la « dissidence » française (Soral, Laïbi, Glauzy and co.). Tôt ou tard, la Vérité fini toujours par triompher.

Au désespoir, Glauzy rétorque :

Les agissements de Crowley étaient "couverts" par les services de son époque...

Ce qui lui a valu le sarcasme de Lord Mascen :

ahahahah ta trop vue de vidéo sur youtube :)

Et ces deux réponses de ma part :

+Laurent G. Non, les services de son époque ne l'ont pas « couvert », Crowley n'était pas considéré comme un agent fiable. Quelle est votre source pour affirmer une telle chose ?

+Laurent G. « Sources déjà mentionnées par un des intervenants lors d'un com précédent ». Excuse facile pour ne pas avoir à fournir des sources validant votre propos. Comportement typique de la « dissidence » zozotérique à la Salim Laïbi, Johan Livernette and co.

Sur ce, Glauzy a abandonné et s'est retiré. Encore une fois, dès qu'il est moindrement contesté de façon efficace, il se débine. Évidemment, puisque son travail ne repose pas sur la recherche de la vérité mais sur son petit intérêt personnel bien senti, comme le reste de toutes ces égos colossaux qui forme la « dissidence ». Mais après l'évocation de Crowley dans la Soraloscopie, les confrontations avec Violet Sign et Laïbi caché sous le pseudonyme de Vega Vogue et maintenant ce silence de Glauzy qui ne répondait plus à la vidéo de Pissier, j'ai senti que quelque chose de gros allait sortir sur Crowley de la part de Laïbi. En fait, rien de surprenant, tout le monde connaissant le Marseillais savait qu'il allait s'y mettre à un moment ou à un autre. Personnellement, je m'attendais à ce que ce soit un livre publié aux éditions Fiat Lux mais finalement ce fut une série de textes, un genre de « Crowley-o-scopie » parue sur son site lelibre-penseur.org. Ce qui n'empêchera pas un livre par la suite, si l'envie lui prend.

Sa technique pour sa « Crowley-o-scopie » est la même que pour toutes ses « scopies », la même que Laurent G contre Pissier, la même que Violet Sign et Vega Vogue contre moi, celle-là même que la Scientologie préconise à ses adeptes quand ils sont confrontés à des « personnes suppressives », à savoir l'attaque pour l'attaque, sans se préoccuper de la validité de son propos, uniquement pour déstabiliser l'autre et l'humilier, considérant que la vérité historique n'est pas vraiment importante parce que de toute façon, la personne visée est forcément coupable de tout ce qui lui est reproché, elle est satanique puisqu'elle s'oppose à moi, Salim Laïbi. C'est ce que l'on dit aux adeptes en Scientologie : « Attaquez, attaquez sans relâche, même si vous ne pouvez pas prouvez ce que vous affirmez, attaquez quand même parce que cette personne est suppressive, elle est donc assurément coupable de ce dont vous l'accuserez ».

J'ai jeté un bref coup d'oeil à la première et troisième partie de sa Crowley-o-scopie et c'est la même chose que l'altercation que j'ai eu avec Vega Vogue, la même méthode qu'avec Nabe et Soral (« attaquez même en désespoir de cause, avec sa moto Godet »), comme Glauzy si haut avec Pissier. Il y a apparence de documentation pour sa charge mais celle-ci est toujours de second ou de troisième ordre, tant que Laïbi ne citera pas les sources le plus sérieuses comme l'incontournable Richard Kaczynski, il ne convaincra que les déjà convaincus, à savoir les autres obsédés en son genre susceptibles d'acheter ses produits (et ce, dans l'optique qu'il ne travaille que pour lui-même et non pour l'Iran ou la CIA, bien entendu). Ceux-ci peuvent être nombreux car il y a un réel problème de superstitions magiques au sein des communautés musulmanes, je l'ai constaté entre autre avec mes deux articles sur la soi-disant « sorcellerie marocaine » (1 et 2), ils sont probablement le principal fond de commerce de Laïbi dans la section « zozotérisme » de ses produits, d'où quelques références musulmanes dans sa Crowley-o-scopie.

Vais-je me lancer dans la critique serrée de cette nouvelle charge anti-Crowley de Laïbi ? Peu de chances. Un commentateur m'a déjà demandé ce que je pensais d'un autre article à charge contre le même concerné, rédigé par un certain « Mouvement matricien ». Dans une réponse que finalement je n'ai toujours pas publiée, j'ai expliqué :

Ce qui m'a davantage découragé à vous écrire plus tôt, c'est ce problème récurrent avec tout ces complotistes-zozotériques, ainsi qu'avec la propagande des mass-médias occidentaux, à savoir qu'il est beaucoup plus long de démonter leurs affirmations pour en démontrer l'inanité que pour eux de lancer leurs bobards. Pour eux, c'est très facile, il suffit de balancer un propos qui fait leur affaire, de le répéter en boucle sans avoir à se justifier et voilà, le tour est joué. C'est pourquoi lorsque Salim Laïbi parle de Crowley, il ne fait que répéter « sataniste » et « sorcier », avec des affirmations gratuites comme « il a certainement dû pratiquer les sacrifices d'enfants » et c'est fait, son fan-club embarque dans son jeu, il n'en faut pas davantage. Tandis que d'avoir à répondre point-par-point pour démontrer qu'il est faux de dire que Crowley pratiquait l'infanticide, pour démontrer que les soi-disants « allusions au thélémisme » du vidéoclip Bad Romance ne tiennent pas la route et que des interprétations beaucoup plus logiques et probantes existent, c'est vraiment beaucoup plus long. Tout comme il est beaucoup plus long d'expliquer ce qui se passe réellement en Ukraine que le récit à deux balles des mass-médias occidentaux sur les « gentils Ukrainiens démocrates vs. méchants Russes séparatistes du Donbass ». Vous comprenez maintenant davantage pourquoi ce fut si long à vous répondre et encore, je doute fort que je me rende au fond de la question dans ce présent écrit.

C'est aussi pour ça que Laïbi utilise la méthode scientologique de l'attaque en rafales à tout prix. Non seulement il n'a pas besoin de se justifier parce qu'il ne laisse pas de répit à son opposant, mais comme reprendre son propos pour le remettre en juste perspective est une tâche longue et fastidieuse, et que le temps se fait rare pour nous tous, l'arracheur de dent profite du silence pour clamer : « Ils n'osent pas répondre à mes accusations, nouvelle preuve que j'ai raison ! », alors qu'en réalité, encore une fois, il ne convainc que le convaincu et les autres, conscients son attitude personnelle générale invivable, ne lui porteront pas davantage crédit parce qu'il parle du « sataniste Crowley ».

Je m'arrête ici pour l'instant. Comme à l'habitude, si je m'attarde trop, l'article que j'écris finit par être remis de côté pour finalement ne se fait pas publier. Mais même si je ne procède pas à un debunking systématique de la Crowley-o-scopie laïbienne, même si Un gars lambda nous rappelle avec raison que la « dissidence », c'est has been, je reviendrai fort probablement sur le sujet. En fait, je ne le devrais pas, car après tout, si je passe mon temps à écrire contre Laïbi et les superstitions magiques de la « dissidence », eh bien je ne le passe pas à lire des classiques comme La philosophie occulte d'Henri Corneille-Agrippa (publié à la même maison d'édition que Le Théosophisme et L'erreur spirite de Guénon, deux ouvrages portés aux nues par l'obèse dentiste anti-modernité), je ne passe pas mon temps à appliquer ces techniques qui donnent ces résultats spirituels et surtout, si je consacre mon temps à Laïbi, je lui donne de la force, d'une manière ou d'une autre, suivant le principe du « Parlez de moi en bien, parlez de moi en mal, mais parlez de moi ». C'est impitoyable mais c'est ainsi. Par contre, une éventuelle filière iranienne des histoires de « sorcellerie des élites » et de « sabbataïsme-frankisme » de la « dissidence » suscitent toujours ma curiosité, d'autant plus que nous avons du nouveau qui donne à croire que cette filière pourrait réellement exister. Le Cercle des Volontaires, membre bien connu de cette « dissidence », a présenté une entrevue en deux parties d'un mec qui a écrit un livre portant sur la Kabbale, Judaïsme et Sionisme (parties 1 et 2), où son auteur revient sur le « sabbataïsme-frankisme », ouvrage chaudement recommandé par Jean-Michel Vernochet, membre bien connu de cette clique qui font des voyages en groupe en Iran et en Syrie. Il semble que ce soit la réponse du metteur-en-scène de la « dissidence » à ma demande de voir « ces dizaines de livres qui parlent du sabbataïsme-frankisme et que Salim Laïbi s'est tout procuré ». Pour Ibrahim Nobel qui aime bien les « hypothèses farfelues », je pense que ceci est une nouvelle pièce à apporter au dossier, avec la précision suivante : dans les affaires internationales, tout spécialement les grands évènements dédiés à des causes spécifiques comme les droits des femmes ou l'écologie, les délégations du Vatican et celles du gouvernement d'Iran sont des alliés de longue date, qui se connaissent bien car ayant des intérêts communs à protéger. S'il y a implication de l'Iran dans les histoires magiques de Laïbi, cela veut dire qu'il y a fort probablement également implication des autorités catholiques. Ces autorités catholiques qui, de ces derniers temps, se mettent de plus en plus à voir le yoga comme étant quelque chose de satanique.

Dernier point avant de conclure aujourd'hui : dans la troisième partie de sa Crowley-o-scopie, notre guénolâtre nous revient avec la « sorcellerie de la kabbale », qualifiant de satanique les dix sephiroths de l'arbre de vie. Donc que l'ensemble des parents soit mis au courant : le jeu de marelle auquel joue votre enfant, avec son haut « ciel » et son bas « terre », est un jeu satanique qui mènera votre progéniture au fin fond des enfers. Vous en êtes maintenant averti, parole du bon docteur Salim Laïbi !


Charles Tremblay